La Brink’s veut s'attaquer aux non-conformités de son site de Mayotte, selon la CFTC

Présenté en CSE ce jeudi 28 mai au siège de la Brink’s au Chaudron, le rapport d’évaluation sur les risques psychosociaux au sein de l’entreprise à Mayotte ne devrait pas rester sans suite. La CFTC indique que des premières préconisations ont été déjà appliquées.
La mobilisation était très modeste, ce jeudi 28 mai, devant les locaux de la Brink’s au Chaudron (Saint-Denis) à l’occasion d’un appel au soutien de la CFTC.
Le syndicat voulait se poser en défense de son délégué à la Brink's David Balthazar, sous la menace d’une sixième procédure de licenciement intentée par son employeur, lequel avait dénoncé les conditions de ses collègues à Mayotte.
Un salarié aurait été menacé puis licencié
Peu avant de siéger en CSE extraordinaire, organisé pour la présentation d’un rapport d’évaluations des risques psychosociaux (RPS) portant exclusivement sur le site de l'entreprise à Mamoudzou, David Balthazar s’est exprimé pour dénoncer le licenciement à La Réunion d’un salarié pourtant victime, selon le syndicaliste, de gestes menaçants de la part de sa hiérarchie.
Son collègue de la CFDT Nicolas Damour, délégué syndical chez Réunival, une autre société de convoyeurs de fonds de la place, était présent pour signifier que les mêmes intimidations se produisaient dans sa propre entreprise, où il ne cesse de dénoncer des manquements aux règles élémentaires de sécurité.
Interrogé à la sortie du CSE extraordinaire, David Balthazar a indiqué que la direction régionale de la Brink’s avait déjà entrepris de mettre en œuvre des premières préconisations du cabinet d’audit AMY Conseil OI, désigné pour la mission d’évaluation à Mayotte.
Le cabinet d’audit devrait ainsi réaliser les entretiens annuels des salariés, auxquels ceux-ci refusaient jusqu'ici de participer avec leur direction par crainte de subir des représailles, selon David Balthazar.



