Joé Bédier défend la gestion financière de Saint-André : 'Il n'y a pas le feu'"

"On peut ne pas me croire, mais en tous les cas, ce que je vous dis sincèrement et sereinement aux uns et aux autres, et aux Saint-Andréens, c’est que la commune n’a pas de problème financier", lance Joé Bédier, droit dans ses bottes.
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Le maire de Saint-André a souligné "l’importance des investissements" réalisés actuellement sous sa mandature, qui, selon lui, sont le fruit d’une vision pour rendre Saint-André attractive. "Beaucoup de communes reçoivent ce genre de courrier dont il n'y a pas vraiment le feu. On est une commune qui investit beaucoup", explique-t-il, ajoutant que la commune mettra pas moins de 153 millions d'euros sur la partie investissement d'ici la fin du mandat.
Joé Bédier rejette l'idée de conserver des excédents budgétaires sans retour pour la population : "J'aurais pu m'asseoir, mettre deux coffres à droite et à gauche et remplir le coffre. Non, ce n'est pas du tout dans ma philosophie".
Toutefois, il reconnaît que les alertes peuvent être liées à des délais dans la trésorerie, les subventions n'arrivant parfois qu’après le lancement des travaux. "Le souci qui se pose avec ces alertes, c’est surtout au niveau de la trésorerie. Parce que, quelquefois, on investit tellement qu’on a du mal à régler tout de suite parce qu'il faut capter les subventions, et quelquefois ces dernières arrivent en retard", ajoute-t-il.
"Pas de leçons de gestion à recevoir de condamnés"
En réponse aux critiques de ses opposants qui visent sa gestion, Joé Bédier se montre catégorique et rétorque aux voix qui le contestent : "Libre aux uns et aux autres de dire que nous sommes de mauvais gestionnaires. Je n'ai pas de leçons à recevoir, surtout de condamnés. Ceux qui ont été condamnés pour manquement, pour faute, ne peuvent pas aujourd'hui me donner des leçons de gestion".
Joé Bédier souligne également que les contraintes imposées aux collectivités locales s'inscrivent dans un contexte de restriction budgétaire nationale. Selon lui, l’État reporte une part de la responsabilité du déficit public sur les communes, notamment celles de La Réunion, "qui jouent un rôle d'amortisseur social dans un département au taux de chômage élevé". "Les communes ont dû jouer aussi ce rôle d’amortisseur social. Et à ce moment-là, l’État était très content", rappelle le maire, tout en déplorant le revirement de l’État qui, face aux 60 milliards d’économies attendues, alerte désormais les collectivités.
Une remise en ordre de la trésorerie dès 2025 assure la municipalité
Le directeur général des services (DGS) de Saint-André est également intervenu pour clarifier la situation. Il explique que le recours à des lignes de trésorerie importantes pour financer les travaux a entraîné un dépassement ponctuel des ratios, mais qu'une régularisation est prévue. "On va les rencontrer, on va échanger avec eux dès la semaine prochaine et on va leur montrer qu'on va se remettre l'année prochaine à une phase où on n'a plus besoin de ces lignes de trésorerie", a précisé le DGS, soulignant qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter durablement.
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