Il vole une moto, deux voitures et force un barrage le même soir

Le 28 janvier dernier, il est 21h30 lorsqu'il pénètre dans une habitation à Sainte-Marie. Il y dérobe les clés de deux voitures et tente de dérober une moto. Il casse le système anti-démarrage du deux-roues, le laisse sur place. Il déplace ensuite un des véhicule et s'enfuit avec le second. Malheureusement pour lui, le propriétaire avait placé des air-tag (système permettant la localisation) dedans. Le véhicule est repéré à Saint-Louis peu de temps après le vol. Un barrage est mis en place et l'impensable se produit.
Le conducteur fonce sur le barrage et percute le véhicule de gendarmerie censé le dissuader. Il poursuit sa route en faisant une embardée sur le trottoir qu'il emprunte en guise de voie de circulation. Il percute ensuite plusieurs véhicules en stationnement avant de terminer sa fuite en courant, en tentant de se sauver par les toits des maisons voisines. Il est finalement interpellé par les gendarmes. "Je ne sais pas comment j'ai fait", déclare-t-il à la barre alors qu'il était sous l'empire de produits stupéfiants au moment des faits.
Pour les faits du 21 octobre 2021, il pénètre dans une société de location de voiture et vole les clés de deux véhicules. Il prend le premier pour défoncer le portail avant de partir avec le second. Il les conteste à l'audience. Mineur au moment des faits, il avait écopé de 40 heures de TIG par le Tribunal Pour Enfant (TPE) qu'il n'a pas effectué. Il doit en répondre aujourd'hui.
"Je n'ai plus de voiture et j'en ai besoin pour m'occuper de ma fille handicapée"
"Je ne me souviens plus", dit-il au président à propos des faits de 2021. Pour autant, il reconnait les faits du mois du 28 janvier dernier. Lors de la garde à vue il s'est même fendu d'un : "Je pense que le juge ne va rien me faire et me laisser en liberté".
Une victime témoigne : "Je n'ai plus de voiture et j'en ai besoin pour m'occuper de ma fille handicapée. En plus, je suis au RSA. Comment je fais ?" Le prévenu, qui ne semble pas concerné, arbore un léger rictus. "Ça vous fait rire ?", s'agace le président. "Il ne réalise pas ce qui se passe aujourd'hui. Ce sont des faits extrêmement graves. Il y a une atteinte aux biens mais surtout aux personnes. Il n'y a aucune prise de conscience", fustige le parquet qui requiert une peine de 2 ans de. prison dont 6 mois de sursis ainsi que le maintien en détention.
"Ce sont des faits graves mais qu'il reconnait partiellement. Il vous est possible de prendre en compte que c'est un jeune majeur et qu'il comparait pour la première fois devant vous", plaide la défense. Arborant 8 mentions à son casier, 11 faits de vol sont à mettre à son actif en tant que mineur. Reconnu coupable de l'intégralité des faits, le prévenu est condamné à 2 ans de prison dont 6 mois de sursis probatoire. Il est maintenu en détention.


