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Heures de cours perdues : Le rectorat incapable d'assurer une véritable politique de remplacements

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 19 février 2016 à 19H12

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Heures de cours perdues : Le rectorat incapable d'assurer une véritable politique  de remplacements 
Faute d'assurer les remplacements des enseignants ,  ce sont plus de 6 000 jours de classes qui ont été manqués depuis la rentrée scolaire, de l'école maternelle jusqu'au lycée selon des relevés statistiques produits par la FCPE sur la base de 57 départements 
 
Combien d'heures de cours ont ils été perdus dans notre académie ? Nous attendons toujours la réponse de l'autorité académique malgré nos multiples sollicitations 
 
Ce qui est certain , c'est que notre académie est aussi pleinement concernée par cette problématique du non remplacement et ce au plus grand détriment de la scolarité des élèves 
 
Les absences des enseignants (  congés de maladie , congés de maternité ou paternité, les jours de formations, ) ne sont au pire pas remplacées , au mieux mal remplacées alors même que la prise en compte de ce type de congés à l'exclusion des congés de maladie peut être facilement anticipé 
 
Cerise sur la gâteau , le rectorat lui même dit ne pas  connaître les taux d'absentéisme et ce  malgré les outils de gestion et de contrôle  à sa disposition - Quid dès lors de la mise en place d'une politique adaptée des besoins en remplacement ? 
 
L'éducation nationale à pourtant l'obligation d'assurer la continuité du service public d'enseignement 
 
En n'accordant pas les moyens de remplacements nécessaires , l'autorité éducation nationale prive les élèves de nombreuses heures de cours , ce qui est inacceptable !
 
Et pour les éternels et obscurantistes pourfendeurs des enseignants,  rappelons qu'une étude du CSA pour Alma consulting datée de septembre 2013 avait fait état d'une moyenne de 16,6 jours d'absence par salarié, alors que pour la même période le bilan du ministère de l'Education nationale faisait état d'un absentéisme de 18,6 jours en moyenne pour les enseignants du premier degré (qui – faut-il le rappeler ?- sont à plus de 80% des femmes, dont la moitié à moins de 40 ans) et sans compter sur le burn out qui se développe dans cette profession particulièrement exposée 
La Cgtr educ'Action exige une véritable politique de remplacement afin de permettre une continuité de l'action éducative . Chaque élève doit pouvoir bénéficier d'un enseignement de qualité 
Cela passe inévitablement par le remplacement  des enseignants absents qui doit être assuré sans délais et par un recensement sérieux des absences 

 

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