Gaza : le projet de reconstruction de Trump fait face à un tollé international

Le président américain Donald Trump a exhorté les pays voisins de la bande de Gaza à accueillir temporairement les Palestiniens, le temps de reconstruire le territoire. Une proposition qui a immédiatement suscité de vives réactions, notamment en Jordanie, en Égypte et en Arabie saoudite.
Lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Donald Trump a annoncé son intention de "reprendre la bande de Gaza, reloger ses habitants et reconstruire le territoire pour en faire une Riviera du Moyen-Orient". Il a précisé qu’il comptait sur des pays comme l’Égypte et la Jordanie pour accueillir les Palestiniens.
Il n’a pas exclu non plus l’envoi de troupes américaines sur place pour s’emparer de l’enclave palestinienne, bien que la Maison-Blanche ait ensuite tempéré ces propos.
Indignation dans le monde arabe et en Europe
Le projet de Donald Trump a immédiatement suscité de vives réactions. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a rejeté cette idée, appelant plutôt à ce que l’Autorité palestinienne reprenne le contrôle de Gaza. De son côté, le roi Abdallah II de Jordanie a dénoncé toute tentative d’"annexer des terres et de déplacer les Palestiniens".
L’Arabie saoudite a également exprimé un "rejet sans équivoque" de ce plan, dénonçant une atteinte aux droits des Palestiniens. Les présidents français Emmanuel Macron et égyptien Abdel Fattah al-Sissi ont fermement condamné tout "déplacement forcé" des Palestiniens, y voyant une violation du droit international et un risque majeur de déstabilisation pour la région.
La Maison-Blanche tente de calmer le jeu
Face à l’ampleur des critiques, la Maison-Blanche a nuancé les déclarations de Donald Trump. Sa porte-parole, Karoline Leavitt, a précisé qu’il n’y avait aucun engagement américain pour une intervention militaire à Gaza et que le président souhaitait avant tout une relocalisation "temporaire" des Palestiniens, dans un esprit de reconstruction.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a, quant à lui, défendu l’initiative, assurant qu’il ne s’agissait pas d’une mesure hostile mais d’"un geste généreux" visant à offrir un avenir meilleur aux habitants de Gaza.
Malgré ces tentatives d’apaisement, la proposition de Donald Trump continue de provoquer une levée de boucliers à l’international, rendant incertaine toute mise en œuvre concrète de son projet.


