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États généraux de la canne : des groupes de travail pour finaliser le plan d’action

Ecrit par N.P. – le jeudi 16 octobre 2025 à 17H16
Les Etats généraux s'étaient conclus par la signature d'un protocole partenarial appelé à se transformer en un plan d'action.

Un peu moins de quatre mois après les États généraux de la canne, la préfecture fait un point d’étape en confirmant la réalisation d’un plan d’action, tiré des 145 propositions issues des ateliers préparatoires. Des groupes de travail ont débuté pour finaliser le document et définir les modalités concrètes de sa mise en œuvre.

Le 20 juin dernier, plus de 400 acteurs (planteurs, syndicats, industriels, élus, techniciens) se sont réunis au musée Stella Matutina pour mettre sur la table tous les maux dont souffre la filière canne et tenter de trouver des solutions.

À la sortie, un protocole partenarial était signé par l’État, la Région, le Département, la Chambre d’agriculture et le CPCS (Comité paritaire interprofessionnel de la canne et du sucre). « Il formalise la volonté commune de dynamiser la filière autour de 24 actions, réparties selon quatre axes majeurs : foncier, technique, économique et social », rappelle la préfecture dans un communiqué.

« La démarche, volontairement participative, a associé les comités de bassin, les syndicats agricoles et plus de 2 300 planteurs consultés en amont par questionnaire et via des ateliers organisés par les CMU », poursuit l’État.

145 propositions issues du terrain

À l’issue de ces États généraux, plusieurs documents ont été produits, dont un cahier des contributions « qui compile les 145 propositions issues des ateliers préparatoires. Ces contributions couvrent un large spectre : gestion du foncier, enjeux sociaux et sociétaux, techniques agricoles, recherche, valorisation énergétique, ainsi que les enjeux propres aux rhumiers et sucriers, et les synergies avec les autres filières agricoles ».

Lire aussi : Canne : la « mobilisation générale » est lancée


Des aides d’urgence déjà mobilisées

La préfecture rappelle par ailleurs qu’à la suite des États généraux, « des appuis financiers importants ont été mis en œuvre pour atténuer les effets des événements climatiques récents : plus de 30 millions d’euros au titre des calamités agricoles et des aides d’urgence du côté de l’État, et plus de 10,3 millions d’euros du côté du Département, dont 6,7 millions d’euros via le FEADER et 3,6 millions sur ses fonds propres, destinés à la replantation, à la réparation des chemins, ainsi qu’à une aide de trésorerie pour les planteurs, suite au passage du cyclone Garance ».

Un plan d’action et quatre grands axes 

À l’issue des États généraux, le préfet s’était engagé à ce que ces travaux donnent lieu à du concret via la réalisation d’un plan d’action. Ce sera le cas, assure la préfecture, qui précise que « les prochaines semaines seront consacrées à la mise en œuvre opérationnelle du plan d’actions, fondé sur les quatre grands axes définis en juin ».

Une réunion de pilotage s’est tenue le 7 octobre pour valider les actions prioritaires, « en cohérence avec les propositions formulées par les planteurs et autres parties prenantes ». Les groupes de travail ont débuté le 15 octobre pour finaliser le plan et définir les modalités concrètes de mise en œuvre.

Etiquettes : Agriculture | Canne à sucre

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