Ecole de l'Eperon: L'adjoint aux affaires scolaires regrette l'impatience des parents

"Je ne comprends pas l'intervention des parents", annonce étonné Raymond Françoise, 15ème adjoint en charge des affaires scolaires à Saint-Paul.
Ce matin, la rentrée scolaire a été de nouveau mouvementée devant les portes de l'établissement, comme le 5 septembre 2011 déjà. Les parents d'élèves ont bloqué l'accès à l'établissement tout en demandant des explications à la mairie ainsi que l'intervention de l'inspection académique.
Les choses étaient pourtant claires, estime Raymond Françoise: "L'Eperon fait partie des six écoles actuellement en rénovation sur notre commune (tout comme celle de Bois-de-Nèfles, Chocas, Bras Canot, Barrage et du Guillaume pour un coût de 6 millions d'euros)".
Pour l'adjoint, les efforts de la commune à l'égard d'établissements "jamais rafraîchis depuis 30 ans" poursuivent leur cours sur un rythme accéléré, et ce depuis seulement trois ans et l'installation de la mandature actuelle.
Attendre jusqu'à mars
Selon l'adjoint, les parents étaient pourtant bien informés que l'intervention de l'entreprise du BTP allait se faire jusqu'au mois de mars. "Les travaux ont débuté vers mars 2011 pour les six écoles en même temps et pour une durée d'un an", insiste-t-il.
"Il y a bien sûr des aléas, c'est normal, mais je ne vais pas promettre aujourd'hui que les travaux seront terminés mercredi ou jeudi. Il faut laisser l'entreprise travailler dans la sérénité. Nous en sommes à environ 70, 80% de réalisation des travaux", précise Raymond Françoise.
De manière générale, il regrette le changement permanent des représentants de parents d'élèves du côté de l'Eperon, et oppose l'impatience de ces derniers au calme qui prévaut chez les parents d'élèves des autres secteurs pourtant également soumis aux travaux.
"Le comité de suivi, composé du directeur d'établissement et des représentants de parents d'élèves n'a jamais cessé de changer de tête", regrette l'élu, du moins du côté des parents. Une situation qui ne permet pas de pacifier les échanges selon lui.
Le Rectorat, qui doit veiller à la rentrée des classes obligatoires de tous les élèves de l'île, a dépêché ce matin une inspection académique.



