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Crise politique à Rodrigues, un dissident veut l'indépendance : "La France viendra nous aider"

Ecrit par zinfos974 – le lundi 10 janvier 2011 à 13H05


Rodrigues traverse actuellement une véritable crise politique, qui s'est symbolisée hier par trois meeting politiques simultanés sur l'île. D'un côté le parti au pouvoir, le Mouvement Rodriguais (MR) de Nicolas Von-Mally, d'un autre son dissident, Johnson Roussety, et enfin le parti d'opposition l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR) et son leader Serge Clair. Tous ont appelé leurs militants à la mobilisation en vue d'une possible dissolution de l'Assemblée Régionale de Rodrigues (ARR).

Tout est parti d'un désaccord entre Nicolas Von-Mally, ministre de Rodrigues et leader du MR, et Johnson Roussety, Chef commissaire de l'Assemblée, tous deux membres éminents du parti au pouvoir, le MR. Après de multiples affrontements par voies de presse, Johnson Roussety a finalement dû démissionner suite à une motion de blâme déposée à son encontre à l'ARR.

Vers une dissolution de l'Assemblée Régionale ?

Hier, devant ses militants, Johnson Roussety a annoncé sa volonté de créer un nouveau parti politique. Et son orientation ne semble faire guère de doutes. "Le gouvernement  ne nous permet pas de développer ni un port ni un aéroport. Nous devons commencer à réfléchir comment prendre l’avenir de notre pays entre nos mains", a-t-il lancé à l'assistance, dans des propos repris ce jour dans [l'Express de Maurice]urlblank:http://www.lexpress.mu/story/19876-rodrigues-roussety-von-mally-et-clair-creent-une-situation-d-agitation-politique.html . Avec l'indépendance en ligne de mire, le nouvel opposant n'hésite pas à annoncer que "la France viendra nous aider".

Dans l'autre parti d'opposition, l'OPR, on ne parle pas d'indépendance. En revanche, on regrette que le MR n'aille pas dans le sens de l'autonomie de Rodrigues. Le leader, Segre Clair, demande que, devant la cacophonie qui règne actuellement à l'Assemblée Régionale et l'absence d'une majorité claire, l'ARR soit dissoute et que de nouvelles élections soient organisées.

Du côté du parti au pouvoir, on annonce évidemment qu'aucune dissolution n'est à prévoir et que la majorité à l'Assemblée Régionale ira jusqu'au bout de son mandat, en décembre prochain. La balle est désormais dans le camp du gouvernement mauricien qui a le pouvoir de décider si oui ou non l'ARR doit être dissoute et de nouvelles élections organisées.

 

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