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Crash d’Air India : New Delhi ordonne une vérification urgente des Boeing

Ecrit par N.P. – le mardi 15 juillet 2025 à 14H54

Après la publication du rapport préliminaire sur le crash du Boeing 787 d’Air India, l’Inde exige l’inspection des interrupteurs d’alimentation en carburant de plusieurs modèles de Boeing. L’enquête évoque une coupure brutale du kérosène, sans tirer de conclusion définitive.

Les autorités indiennes ont réagi sans attendre. Dans la foulée du rapport publié ce week-end par le Bureau d’enquête sur les accidents aériens (AAIB), la direction générale de l’aviation civile (DGCA) a ordonné une inspection des interrupteurs d’alimentation en carburant sur les Boeing opérant dans le pays, notamment les modèles 787 et 737. L’instruction intervient un mois après le crash du vol Air India, peu après son décollage d’Ahmedabad, qui a fait 260 morts.

Lire aussi : Crash d’un Boeing 787 d’Air India à Ahmedabad

Selon le rapport préliminaire de l’AAIB, les deux moteurs du Boeing 787-8 Dreamliner ont perdu toute puissance immédiatement après l’envol, en raison d’une interruption de l’alimentation en kérosène. L’enregistreur vocal de bord rapporte une scène de confusion dans le cockpit : l’un des pilotes demande pourquoi l’autre aurait coupé l’alimentation, ce à quoi son collègue nie avoir effectué une telle manœuvre. Aucune conclusion officielle n’est encore tirée à ce stade de l’enquête, mais la thèse d’une défaillance technique sur l’interrupteur de carburant est désormais prise au sérieux.

Lire aussi : Crash du Boeing 787 d’Air India : les moteurs privés de carburant avant l’impact

La DGCA a précisé que plusieurs compagnies aériennes, en Inde comme à l’étranger, ont déjà engagé des vérifications similaires. Un précédent document de la FAA américaine (Federal Aviation Administration), datant de 2018, signalait déjà un risque de désengagement involontaire de ces interrupteurs sur certains appareils, sans toutefois en faire une obligation réglementaire. Air India, pour sa part, n’avait pas mené d’inspection à l’époque, estimant la consigne comme simplement indicative.

Face aux premières interprétations du rapport, deux syndicats de pilotes indiens ont exprimé leur mécontentement, redoutant qu’on ne cherche à pointer une erreur humaine prématurément. Le PDG d’Air India, Campbell Wilson, a également appelé à la prudence, soulignant dans un courrier interne qu’il était encore trop tôt pour établir les responsabilités.

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