Crash du Boeing 787 d’Air India : les moteurs privés de carburant avant l’impact

Le crash du vol Air India 171 continue de soulever de nombreuses questions. Selon un rapport préliminaire publié ce samedi 12 juillet par le Bureau indien d’enquête sur les accidents aériens (AAIB), les interrupteurs d'alimentation en carburant des deux moteurs du Boeing 787-8 Dreamliner sont passés en position "arrêt" quelques secondes avant que l’appareil ne s’écrase, le 12 juin dernier, peu après son décollage depuis Ahmedabad (État du Gujarat).
L’enquête technique révèle que l’avion avait atteint une vitesse de 180 nœuds (environ 333 km/h) au moment où les interrupteurs sont passés de la position "run" (actif) à "cutoff" (coupé), d’abord pour le moteur gauche, puis une seconde plus tard pour le droit. Cette coupure brutale a entraîné une perte rapide de puissance des deux moteurs.
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Dans les échanges captés dans le cockpit, l’un des pilotes interroge son collègue sur cette coupure soudaine. Le second répond qu’il ne l’a pas fait. Moins d’une minute plus tard, un message de détresse est lancé : "Mayday, Mayday, Mayday". Le Boeing s’écrase ensuite sur une zone résidentielle proche de l’aéroport.
Une enquête toujours en cours
Le crash a coûté la vie à 260 personnes, dont 241 occupants de l’appareil et 19 personnes au sol. Seule un passager a survécu au drame. Le rapport précise que l’avion a commencé à perdre de l’altitude avant même de sortir du périmètre de l’aéroport.
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Les images de vidéosurveillance montrent également que l’éolienne de secours – un dispositif déployé automatiquement pour fournir de l’énergie en cas de perte de puissance – s’est activée peu après le décollage. Aucun oiseau ou élément extérieur n’a été observé à proximité au moment de l’accident.
Le rapport ne désigne pour l’instant aucun responsable et n’émet pas de conclusions définitives. Il constitue une première étape dans la reconstitution des faits. Les enquêteurs devront désormais déterminer si la coupure de carburant résulte d’une erreur humaine, d’un problème technique ou d’un dysfonctionnement des systèmes de bord.


