Commission permanente de La Région - Communiqué du PLR
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Lors de la Commission permanente de la Région du mardi 30 août 2016, les élus se sont positionnés sur trentaine de dossier à l’ordre du jour.
Les débats se sont focalisés sur les dossiers suivants :
- Réseau Régional de Transport Guidé (RRTG) : les élus du Sud (CIVIS et CASUD) sont unanime sur un tracé alternatif à celui proposé par la Région
- L'étude de finalisation du tracé du Réseau Régional de Transport Guidé (RRTG) et le positionnement des infrastructures associées a été présentée aux élus. Axel Vienne pour l’opposition a tenu à faire remonter la voix des élus de la CASUD et de la CIVIS qui proposent d’étudier une alternative au tracé littoral retenu par la Région.
Les élus du Sud souhaitent une variante reliant les bassins de population à mi-hauteur. Cette solution selon eux permettrait à
plusieurs villes de se connecter au réseau, notamment l’Étang-Salé les Hauts et surtout la ville du Tampon exclue pour le moment.
Devant les arguments présentés, le président de séance, Jean-Louis Lagourgue a répondu favorablement à cette demande.
De plus, suite au débat une modification supplémentaire sera intégrée au RRTG dans l’Ouest par l’intégration d’une variante au niveau du littoral.
" Les " Cases à lire " ne sont pas faites pour apprendre à lire "
Lors de l’examen d’une demande de subvention de 15 000 € pour l’implantation d’une nouvelle Case à lire, Patricia Profil à réitérée sa
demande d’un bilan et d’une évaluation du dispositif datant de la dernière mandature.
En effet, ces structures fortement subventionnées et mises en avant par la Région ne s’adressent au total qu’à 3 % des 116 000 personnes illettrées recensées à La Réunion.
En réponse, Nassimah Dindar pour la majorité a réaffirmé que " les Cases à lire ne sont pas faites pour apprendre à lire. Elles sont là plus pour une socialisation ".
Reprenant la parole, Patricia Profil a dénoncé cette confusion sur la dénomination de ces structures. Elle a donc demandé à ce que l’on nomme " Case de socialisation " si c’est cela l’objectif, afin de ne pas induire le public en erreur et surtout pour éviter de masquer une politique régionale inefficace en matière d’illettrisme.
Jean-Paul Virapoullé tire à boulet rouge sur la politique touristique de la Région
Les élus se sont positionnés sur une demande de subvention 92 871 € en faveur de la FRT (Fédération Réunionnaise du Tourisme) et de 26 040 € en faveur de l'OTI Ouest (Office de Tourisme Intercommunal). Ces demandes ont pour vocation la structuration de la filière en lien avec tous les acteurs.
Interrogé par l’élue de l’opposition, Patricia Profil, sur les conditions d’accueil des croisiéristes et les multiples intervenants, un débat enflammé s’est alors engagé au sein de la majorité.
Tout en étant d’accord avec les constats de l’opposition, Jean-Paul Virapoullé s’est emporté et a vivement critiqué les interventions de la FRT et des OTI. " Soit on a une Ile de la Réunion Tourisme (IRT) soit on en a pas ". S’agissant de l’OTI Est qu’il connaît bien en tant que président de la CIREST, il lui donne " une note moins que zéro " sur les actions qui sont menées.
Selon Lui, " l’OTI Est ne sert à rien ! ". " Arrêtons avec la FRT et les OTI, ce sont des organismes nocifs ! Ils sont nocifs ! Je suis partisan de les fermer ! ". Pour lui, il faut redéfinir la politique régionale d’accueil des touristes avec l’IRT et non avec les autres organismes.
Par ailleurs, il ne conçoit pas que les chauffeurs de taxis ne soient pas capable de parler anglais et qu’ils font payer des courses de plus de 350 € sans chercher à valoriser les atouts touristiques de l’île.
Devant un tel tollé, Danielle Lenormand vice-présidente de l’IRT a tenu à modérer ces propos jugés " sévères ". Selon elle, pour relancer la croisière à la Réunion, l’IRT compte remettre en place le Club Croisière afin de regrouper l’ensemble des interlocuteurs.
Ce Club ne se réunit plus depuis deux à trois ans. D’ailleurs, l’assemblée a appris lors des débats que la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Réunion ne souhaite plus la présidence de la structure partenariale.
Bernard Picardo, par ailleurs président de la Chambre des Métiers a tenu à démentir que tous les taxis sont des arnaqueurs. Mais il a admis qu’une formation plus importante serait nécessaire.
Au final, la subvention a été validée avec une obligation de transmission d’un rapport circonstancié de l’IRT à la fin de la saison des croisières.


