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Combien sont payés les conseillers généraux ?

La question passe par la tête de tous les futurs électeurs. Faut-il aller voter pour un favori si c’est pour que celui-ci, une fois élu, perde contact avec la réalité ? Si les fantasmes vont bon train sur les émoluments des hommes politiques, la réalité des chiffres ne vient pas pour autant confirmer cet aspect d’enrichissement au terme d’un mandat. Cependant, il est vrai que si enrichissement il y a, c’est surtout dans les configurations de cumul des mandats qui ne peuvent toutefois dépasser le plafond fatidique des 8.036 euros brut par mois. Petit tour d’horizon du traitement des futurs conseillers généraux.
Ecrit par Ludovic Grondin – le jeudi 3 mars 2011 à 16H20

Les nombreux exemples d’hommes politiques ayant quitté leur poste soit dans le privé ou suite à une disponibilité dans le public laisseraient à penser que la politique nourrit bien son homme. Devant les interrogations légitimes et le devoir de transparence auxquels doivent se prêter (et de plus en plus) les élus de la République, la transparence tant attendue n’est pas toujours au rendez-vous. Surtout lorsqu’il s’agit d’avoir toute la lumière sur les "à-côtés" du traitement principal.

Le traitement du président reste plafonné

Depuis le 1er juillet 2010, l’indemnité maximale brute mensuelle pour un conseiller général d’un département comprenant entre 500.000 et 999.999 habitants (ce qui est le cas de la Réunion) est de 2.281 euros/mois. Alors qu’un vice-président touche 3.193 euros mensuels, le ou la président(e) aura droit au double d’un conseiller général de base (soit 5.512 euros).

Dans quelques années, lorsque la Réunion passera la barre du million d’habitants, cela aura pour effet d'augmenter automatiquement le traitement des conseillers généraux. Jusqu’à 1.249.000 habitants, l’élu départemental touchera 2.471 euros, les vice-présidents 3.459. Le traitement des présidents de départements, lui, ne bouge pas et reste à 5.512 euros.

Passée la rémunération globale vient celle beaucoup moins mise en avant des "à-côtés" qui n’ont rien de l’anecdote.

Tout d’abord, il faut savoir que les membres d'une commission permanente d'un Conseil général voient leurs indemnités de conseiller généraux majorées de 10%.

Les extras

Ensuite, les présidents de conseils généraux peuvent prétendre à un logement de fonction dans le cas où ils habiteraient en-dehors de l'agglomération du chef-lieu départemental.

A cela s’ajoutent des avantages plus ou moins officiels : voitures de fonction, chauffeurs, points retraite, déjeuners gastronomiques, bons d’essence, factures d’eau ou d’électricité.

Plus nébuleuses, les indemnités de représentation ne concernent que les événements officiels de l’institution qui dispose d’une dotation annuelle inscrite dans le budget du Département.

Seul bémol pour les futurs entrants au Palais de la Source (comme partout en France), leur mandat sera seulement de trois ans, au lieu des six ans du mandat habituel d’un conseiller général. Ce qui les amènera jusqu’en 2014 vers d’autres réjouissances sous la casquette du conseiller territorial qui cumulera la fonction de conseiller régional et de conseiller général. Le salaire se cumulera-t-il aussi de la sorte ? Les textes devront le préciser d’ici là.

 

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