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CINOR : La nouvelle concession accordée à la CISE pour Sainte-Marie ne fait pas l'unanimité

À l'occasion du second conseil communautaire de l'année après celui consacré au vote du budget, la CINOR a officialisé le renouvellement de son contrat de concession à la CISE pour la commune de Sainte-Marie. Il prendra effet au 1er mai 2022 jusqu'au 30 juin 2030 et ce malgré les nombreux couacs recensés ces dernières années auprès d'usagers sainte-mariens. De quoi faire bondir Christian Annette qui y voit là "la pire chose qu'il pouvait arriver aux Sainte-Mariens".
Ecrit par Samuel Irlepenne – le samedi 9 avril 2022 à 13H49

"Le cauchemar de la CISE revient entre eau impropre à la consommation, hausse des factures ou encore coupures récurrentes", lance l'élu qui aurait préféré la mise en place d'une régie publique de l'eau par la CINOR. Mais l'intercommunalité a écarté cette option "par solution de confort".

"Pourquoi ne pas repartir sur une gestion privée de l'eau ? Parce que quand il y a un problème c'est plus facile de dire "ce n'est pas nous c'est la Cise ou Véolia", propose-t-il.

Céline Sitouze abonde dans son sens. "On a une certaine défiance vis-à-vis de cette société. Il n'y a eu aucun respect du contrat et quand la facture déborde, on ne propose qu'un échéancier", dénonce-t-elle avant d'envoyer une pique sur le niveau de rendement attendu dans le nouveau contrat, de l'ordre de 70%. "Nous savons quelles sont les pratiques de la CISE, on nous affiche des taux qui ne seront pas respectés", prévient Céline Sitouze.

Richard Nirlo, qui ne souhaite pas "refaire le débat de Sainte-Marie" au sein de l'intercommunalité, tente de les rassurer. "Je ne suis pas là pour défendre la CISE mais en tant que maire et vice-président pour défendre les intérêts des Sainte-Mariens. Ce nouveau contrat a fait l'objet de contrôles avec des bureaux d'étude et c'est à la suite de toutes ces analyses que la décision a été prise", explique l'édile sainte-marien qui dit "entendre les critiques portées au niveau de la CISE".

Une sérénité partagée par Maurice Gironcel, qui se veut rassurant envers Céline Sitouze et Christian Annette. Le président de la CINOR assure que ses services ont la matière grise nécessaire pour gérer ce type de dossiers particulièrement sensibles.

Les taux de fiscalité ne bougent pas

"Nous avons beaucoup plus de personnes dont des ingénieurs qui connaissent bien leur travail et qui vont mieux contrôler. Par ailleurs, nous avons mis en oeuvre dans ce nouveau contrat la possibilité de mettre en oeuvre 19 pénalités si l'opérateur ne respecte pas son engagement vis-à-vis de la collectivité et des Sainte-Mariens", argue le président de la CINOR qui assure que tout a été "pour le mieux" dans ce nouvel accord, préférant n'en retenir que "les avancées". Parmi elles : un taux de rendement de 72% (+10% par rapport à l'ancienne concession), la réalisation par le délégataire de plus d'1,5 million d'euros de travaux mais aussi la mise en place de la télérelève "qui va permettre de facturer en temps réel".

Parmi les autres annonces faites lors de ce conseil communautaire : le maintien des taux fiscaux (23,17% pour la cotisation foncière des entreprises, 1,29% pour le foncier non bâti  et 14,80% pour la Taxe d'enlèvement des ordures ménagères), la rétrocession de la Région à la ville de Saint-Denis de l'ancien pont de la Rivière Saint-Denis mais aussi la mise en place d'un conseil de développement.

Ce conseil, composé de 48 membres issus de la société civile, est réparti sur l'ensemble des trois communes membres de l'intercommunalité. Consultatif à l'image du CESER pour la Région, il pourra donner se saisir de plusieurs dossiers portés par la CINOR et aiguiller cette dernière en matière de développement économique, de transition écologique ou énergétique pour citer quelques exemples. 

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