CGTR: Facture de GSM à 5.000€, véhicule de fonction... Ivan Hoareau répond aux accusations

La démission simultanée des deux secrétaires de l'Union Régionale Sud (URS) de la CGTR de leur poste au sein de la Commission exécutive confédérale du syndicat avait fait grand bruit en début de semaine (voir ici : [La CGTR est-elle sur le point d'imploser ?]url:http://www.zinfos974.com/La-CGTR-est-elle-sur-le-point-d-imploser_a60829.html ). Pascal Hoareau et Clara Derfla portaient des accusations graves sur le fonctionnement et l'absence de transparence financière au sein de la CGTR.
Les deux secrétaires de l'URS avaient mis les pieds dans le plat en évoquant tour à tour le règlement d'une facture de téléphone d'Ivan Hoareau de 5.000 euros pour un mois d'utilisation - alors que le secrétaire général de la CGTR se trouvait en Thaïlande - le virement jugé anormal d'environ 11.000 euros du compte de la CGTR sur celui du secrétaire de la fédération Auto-Moto, Jacques Bhugon, ou encore l'acquisition d'un véhicule Citroën à "grand frais" (680 euros / mois ndlr) et mis à disposition pour le secrétaire général, sans l'aval du CEC.
Une attitude condamnée fermement par la CEC, réunie le 26 août dernier au siège de la CGTR à Saint-Denis. "La CEC ne peut que condamner le fait que la notification de ces démissions se fasse à la presse en même temps qu’à l’organe de décision de la CGTR. Cette attitude qui se répète de la part des mêmes traduit une attitude fractionniste et ouvertement anti-confédération. Tant sur le fond que sur la forme, la CEC conteste vigoureusement les faits, leur interprétation visant à une présentation tendancieuse et malhonnête. L’explication nécessaire est et continuera d’être apportée aux adhérents de la CGTR, dans le cadre de notre organisation et des principes qui la régissent", ont expliqué l'ensemble des membres siégeant à la CEC.
Des faits qui alertent le commissaire aux comptes
Reste qu'Ivan Hoareau n'avait pas répondu point par point aux accusations portées à son encontre. Joint par téléphone, le secrétaire général de la CGTR a accepté de nous donner sa version des faits. "Je ne vais pas étaler des divergences d'ordre interne", explique Ivan Hoareau. Des accusations qui laissent de marbre le secrétaire de la CGTR. A en croire Ivan Hoareau, il posséderait des dossiers sur les deux secrétaires de l'Union Régionale Sud. "Je pourrais en sortir de très belles sur ces deux personnes", lâche-t-il.
Reste que les faits détaillés dans la presse ont alerté le commissaire aux comptes en charge de vérifier les comptes de la CGTR. "Il m'a demandé de le voir (une rencontre qui s'est déroulée hier matin ndlr). Il est venu s'enquérir des faits relatés dans la presse. S'il y avait eu malveillance, il aurait saisi le procureur de la République. Lorsque l'on s'est quitté, tout s'est bien passé", poursuit le secrétaire général de la CGTR.
Moins prolixe sur sa facture de téléphone, même s'il a expliqué à nos confrères du Quotidien qu'il s'était engagé à la rembourser, Ivan Hoareau revient sur son véhicule mis à disposition par la CGTR. "En tant qu'ancien DGS de mairie, j'avais un véhicule de fonction. Quand je suis arrivé à la CGTR en 1996, on s'est entendu sur la voiture. Pour le modèle avancé (une DS4 de la marque Citroën), c'est faux. C'est une C4. Enfin sur le fait que je l'ai changée, cela se fait automatiquement dans le cas d'une LLD (Location longue durée). Ce changement n'a eu aucun impact financier", tient à préciser Ivan Hoareau.
En attendant, Ivan Hoareau reste sur sa même ligne de conduite. "Je continue à marcher la tête haute".


