Bras-Panon : un projet commercial de plus de 2.200 m² prévoit de créer plus d’une centaine d’emplois

La Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) examinera ce mercredi la demande d’autorisation présentée par la SAS Iriben pour la création d’un ensemble commercial de 2.268 m² au cœur de Bras-Panon. Le projet prévoit notamment l’implantation d’un supermarché alimentaire, d’une salle de sport et d’une boulangerie Marie Blachère. Plus d’une centaine d’emplois pourraient être créés.
Le projet doit voir le jour sur un terrain en friche d’environ un hectare, situé en face du stade de Bras-Panon. La société Iriben, dirigée par Philippe Lariche – déjà à l’origine de l’implantation de plusieurs enseignes nationales à La Réunion comme McDonald’s ou Burger King – en est le porteur.
Interrogé, l’investisseur dévoile les grandes lignes du programme, dans l’attente du feu vert des autorités pour donner plus de détails.
Un supermarché tourné vers les produits frais
L’élément principal du projet est un supermarché de 2.000 m² dédié à l’alimentaire. Philippe Lariche précise qu’il ne s’agira pas d’une galerie commerciale mais d’un concept orienté vers les produits frais.
À propos de la présence déjà existante d’un Leclerc Express dans la commune, il affirme travailler sur « quelque chose de nouveau », sur le concept de « halles ». L’enseigne n’est pas encore dévoilée.
One Fitness Club : une quatrième salle à La Réunion
À l’étage du bâtiment, une salle de sport One Fitness Club doit être aménagée. Ce serait la quatrième adresse de la marque dans l’île après celles de Gillot et du Port. Une ouverture est également prévue dans le Sud, à Saint-Pierre, l’année prochaine.
Les deux clubs actuellement ouverts affichent une surface de 2.300 m², ce qui en fait les plus grands de l’île. One Fitness Réunion emploie aujourd’hui 15 personnes.

Une boulangerie Marie Blachère dans l’Est
Le site accueillera également une boulangerie Marie Blachère. Les deux premières enseignes de la marque à La Réunion doivent ouvrir en décembre à La Possession et à la Rivière-des-Pluies à Sainte-Marie.
Créée en 2004 par Bernard Blachère et sa fille Marie à Salon-de-Provence, l’enseigne s’est développée autour d’une présentation « esprit marché » et d’une stratégie commerciale très identifiable, notamment le principe « 3 + 1 » (trois pains achetés, le quatrième offert). Le réseau compte aujourd’hui près de 850 implantations en France et à l’étranger.

Parking souterrain et projets connexes
Le projet inclut également un parking souterrain pour un investissement total d'environ 20 millions d'euros. À plus long terme, Philippe Lariche indique qu’un transfert de la station-service de la ville, trop à l’étroit désormais, pourrait aussi être envisagé.
L’ensemble représenterait plus d’une centaine d’emplois créés sur un foncier acquis auprès d’un propriétaire privé.
« C’est le fruit d’une vraie réflexion pour amener quelque chose de nouveau à Bras-Panon », commente l’investisseur. Il estime que le projet ne concurrence pas l’offre actuelle, mais la « complète » avec des concepts qui n’existent pas encore dans la commune, rappelant au passage l’existence d’une importante évasion commerciale vers les autres communes de l’Est.
“Sans perdre notre identité rurale”
Le maire, Jeannick Atchapa, veut y voir l’attractivité croissante de la ville : « Bras-Panon est une ville dynamique et attractive qui se développe. Des investisseurs frappent à la porte, créent des emplois et apportent une dimension complémentaire. »
Il insiste toutefois sur la nécessité de préserver l’équilibre commercial local : « Je suis attentif à ce que les commerces existants ne soient pas concurrencés et que tout le monde soit gagnant. On ne veut pas non plus perdre notre identité rurale. »
Le maire rappelle que l’ouverture du Leclerc Express n’a pas entraîné de fermetures d’autres commerces, estimant que « chacun a sa clientèle » et que « la proximité » reste un atout.
Dans la continuité de sa politique axée sur le développement et la diversification agricoles, la transition écologique et les circuits courts, il souhaite que la future enseigne devienne un débouché supplémentaire pour les produits locaux, tout en proposant de nouveaux services comme une poissonnerie, un service que la commune cherchait à installer.
Des « centaines d’emplois » dans le médico-social
Jeannick Atchapa indique par ailleurs que plusieurs projets structurants devraient générer, d’ici trois à cinq ans, des centaines d’emplois supplémentaires dans le domaine du médico-social : création d’un EHPAD de 107 lits, projet de village Alzheimer sur le site de l’Union, clinique de rééducation fonctionnelle en lien avec la clinique des Flamboyants ou encore centre de dialyse.


