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Bois-Rouge : les planteurs obtiennent une première solution

Ecrit par P.M. – le jeudi 25 septembre 2025 à 14H33
C'est par une opération escargot depuis Saint-Benoît qu'a débuté la matinée.

Regrettant de devoir en arriver à organiser une opération escargot pour obtenir des informations sur le fonctionnement de l’usine, impactée par une grève depuis mardi, les planteurs de la FDSEA & JA sont sortis d’une réunion provoquée à Bois-Rouge avec une solution pour les cannes en souffrance.

Comme nous vous l’annoncions ce jeudi matin, des planteurs de l’Est ont organisé une opération escargot au départ de Beaufonds, à Saint-Benoît, avec le ferme objectif de faire bouger la donne, leurs cannes n’étant plus réceptionnées depuis mardi midi.

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Seule la feuille de route a changé. Alors que l’objectif initial était de rejoindre la préfecture pour pousser en faveur d’un début de négociation entre Téréos et les employés grévistes, soutenus par la CGTR, le cortège a finalement pris la direction de l’usine de Bois-Rouge pour avoir des explications, après avoir reçu un message de l’industriel leur annonçant que le broyage avait repris dans la nuit.

La FDSEA & JA en action

Arrivés sur place après avoir un temps ralenti la circulation sur la 2x2 voies, escortés par des motards de la gendarmerie, les planteurs ont été reçus par la direction de l’usine. Seuls des planteurs de la FDSEA et des JA, emmenés par leurs présidents respectifs, étaient présents, l’UPNA ayant rejeté l’invitation, plaidant pour une opération plus « directe ».

Après environ une heure de discussions, les planteurs sont ressortis avec le sourire et un début de solution. En tout cas pour les plus de 5 000 tonnes de cannes en souffrance dans leurs remorques.

« Nous sommes tombés sur un accord avec la possibilité demain de livrer les cannes qui sont en souffrance dans les remorques, à raison d’un voyage par remorque et il est convenu de se retrouver demain à 15 h pour faire un point et voir comment reprendre lundi, comment trouver une solution rapidement pour pouvoir recommencer à travailler. Ce n’est pas à nous de trouver des solutions, on garde espoir et espérons avoir plus d’éléments demain ».

Environ un millier de tonnes de cannes auraient été broyées dans la nuit et la matinée.

Un fonctionnement au ralenti

Selon nos informations, l’usine fonctionnerait pour le moment sur la base de deux quarts, assurés grâce à des employés non grévistes, avec comme première priorité de broyer les milliers de tonnes de cannes qui jonchent la plateforme depuis mardi. Ce qui libérera de la place pour réceptionner les cannes en attente dans les remorques.

Une sortie de fonctionnement au ralenti qui pourrait perdurer faute d’accord avec les grévistes, compte tenu du plus faible volume de cannes livré cette année. L’envoi d’une partie des cannes au Gol serait aussi à l’étude.

À l’origine de l’opération escargot, Sarah Salah-Aly, présidente de la commission des agricultrices à la FDSEA, se disait à la fois satisfaite de ce premier résultat mais aussi en colère face à l’attitude de l’usinier : « Une fois de plus il faut aller sur la route pour obtenir des informations, il y a un manque de communication entre Téréos et nous. Il faut faire une opération escargot, se mettre la population à dos, pour obtenir des informations. J’aimerais que maintenant l’information soit fluide avec nos élus de CMU, allons communiquer ! »

Pour l’agricultrice bénédictine, « pour le moment on marche à l’aveugle, on verra demain ce qu’on fait lundi ».

Dans l'attente de négociations

Du côté des salariés grévistes, ces derniers n’avaient reçu en fin de matinée aucune invitation pour une négociation sous l’égide de la Direction du travail.

Etiquettes : Bois-Rouge | Canne à sucre | Grève

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