Assises : 20 ans de réclusion en appel pour Sofien Hajji

L‘audition de l’accusé a ouvert les débats de cette deuxième et dernière journée de son procès en appel aux Assises. L’accusé clame toujours haut et fort son innocence, renouvelant la version des faits selon laquelle, sa compagne se serait immolée toute seule. Ses explications sont, pour autant, en contradiction avec les experts incendie qui ont affirmé ce lundi, qu’il était impossible qu’elle ait pu se faire ça toute seule.
Les experts, psychiatre et psychologue, entendus en visioconférence, ne notent aucune problématique chez l’accusé. S’ils reconnaissent une impulsivité et une intolérance à la frustration chez lui, ils n'identifient pas de dangerosité criminelle.
L’ex-compagne de l’accusé a ensuite témoigné également en visioconférence. Elle explique les violences qu’elle a subies durant leur relation et l’emprise totale qu’il avait sur elle. Après une nuit de violence et de séquestration, elle finira pas déposer plainte. Reconnu coupable, il écope alors de 18 mois de prison dont six mois de sursis avec maintien en détention en novembre 2019. Il sera ensuite placé sous contrôle judiciaire.
En 2021, il se voit notifier une mise en examen et une détention provisoire dans le cadre du décès de son épouse, l'affaire rejugée aujourd'hui.
Après la plaidoirie de la partie civile, l’avocat général a tenu ses réquisitions. Il requiert à l’encontre de l’accusé une peine de 20 années de réclusion criminelle et une interdiction définitive de territoire.
Faisant suite aux plaidoiries de la défense, la cour s’est retirée pour délibérer. À son retour, la présidente a prononcé la peine de 20 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Sofien Hajji ainsi qu'une interdiction définitive de territoire.


