Appel à écritures pour la 4è édition du prix Indianocéanie

Décerné en 2018 à Jean-Pierre Haga Andriamampandry pour Le Jumeau, en 2019 à Davina Itoo pour Misère et en 2021 à Sharon Paul pour Le cantique du rasta, le prix Indianocéanie revient au calendrier littéraire avec l'appel à écritures lancé ce mercredi 30 octobre lors d'une conférence de presse à l'hôtel du Département à Saint-Denis.
Chapeauté par la Commission de l'océan Indien (COI), qui fête cette année ses 40 ans et qui était représentée par Juliette Janin, le prix Indianocéanie bénéficie du soutien de l'Organisation internationale de la francophonie, qui s'est exprimée en visioconférence par la voix de Georges Nakseu Nguefang.
Le Département de La Réunion, en la personne de sa vice-présidente déléguée à la culture Béatrice Sigismeau, et le ministère des Affaires étrangères, par le biais de l'ambassadeur de France à Madagascar Arnaud Guillois, ont souligné l'enjeu de ce prix littéraire.
« La culture est au centre de la relation entre la France et Madagascar. On a de grands projets et Rachida Dati a reçu récemment à Paris la ministre malgache de la culture. Nous sortons du 19e sommet de la Francophonie où Madagascar a été représentée par le président Rajoelina, et puis le sommet de la COI se tiendra prochainement à Tananarive, à une date qui reste à déterminer », a exposé Arnaud Guillois.
« Un marqueur connu du calendrier littéraire régional »
Le concours est ouvert aux auteurs âgés d'au moins 18 ans résidant dans l'un des pays membres de la Commission de l'océan Indien: les Comores, Madagascar, Maurice, les Seychelles et La Réunion, qui représente seule la France au sein de l'institution basée sur l'île Sœur.
L’œuvre doit être rédigée en français et peut s'emparer des genres littéraires suivants : le conte, le théâtre, la poésie, les nouvelles ou le roman. L'appel à candidature, disponible sur le site internet de la COI, est ouvert jusqu'au 15 février 2025. Le vainqueur désigné par le jury de Dominique Dambreville recevra la somme de 1.000 euros et verra son livre édité à 500 exemplaires.
« Le prix s'est imposé comme un marqueur connu du calendrier littéraire régional. Au-delà du seul prix, cela permet de disposer d'un cadre, d'une opportunité d'écrire », a souligné Juliette Janin pour la COI.

Arnaud Guillois et Béatrice Sigismeau.


