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Amende et bouteilles confisquées pour le tenancier d’un bar marron à Sainte-Marie

Ecrit par S.G. – le lundi 13 avril 2026 à 07H54

Un Sainte-Marien qui tenait un troquet clandestin sous la varangue de son appartement était jugé vendredi 10 avril pour ouverture irrégulière d’un débit de boissons.

Cela faisait déjà quelques semaines que les gendarmes étaient destinataires de plaintes de la part de riverains. Lorsqu’ils débarquent en septembre 2024 dans cette résidence de la SEMADER à Sainte-Marie, les gendarmes trouvent une quinzaine de personnes attablées sur la terrasse d’un quinquagénaire, employé communal à Saint-Denis.

Tireuse à bière et machine à expresso

Derrière un bar construit en dur, les militaires découvrent alors une étagère contenant des dizaines de bouteilles de whisky et de rhum, une tireuse à bière, une machine à expresso professionnelle, mais aussi un frigo rempli de bières de différentes sortes, des sodas et autres jus de fruits. Et une petite caisse en métal sur laquelle le propriétaire des lieux veille jalousement.

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« Un véritable troquet clandestin » décrit le président Bernard Molié à l’audience correctionnelle vendredi 10 avril. Les constatations des gendarmes font également état d’une caméra de vidéosurveillance installée sur la terrasse, et de tas de bouteilles en verre et de déchets amassés non loin du logement.

"L’anniversaire d’un camarade"

Malgré les évidences, le prévenu jugé notamment pour ouverture irrégulière d’un débit de boissons et travail dissimulé, persiste à nier les faits. « C’était l’anniversaire d’un camarade, et ça m’arrive de recevoir des amis pour boire un coup le week-end pour décompresser », maintient le solide gaillard, qui a estimé à « 30 à 40 » le nombre de verres servis par semaine à ses copains.

« On peut dire que vous avez un sens de l’hospitalité remarquable », raille le président. Mais les nombreuses dépenses réalisées sans aucun mouvement bancaire laissent penser que l’argent liquide a coulé autant que les litres d’alcool.

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« Et ces affichettes sur le frigo avec le prix des boissons ? », questionne la procureure Léa Filippi. « C’est un frigo qu’un ami de Sainte-Anne m’a donné, je n’ai pas enlevé ce qu’il y avait dessus », rétorque le présumé barman.

"Nuisances pour les riverains et la société"

« On est bien sur un bar marron, une fraude », reprend la magistrate. « Monsieur tenait un véritable commerce de quartier sous sa varangue. Les stocks en sa possession n’avaient d’autre objectif que la revente », affirme le ministère public, dénonçant « les nuisances occasionnées aux riverains, mais aussi à l’organisation de la société. »

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Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le prévenu à une amende ferme de 1.000 euros, prononçant également la confiscation des boissons saisies lors de l’intervention des gendarmes.

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