Agression sexuelle : le radiologue condamné à 10 mois de prison avec sursis

Le tribunal a tranché dans l'affaire du radiologue accusé d'agression et de harcèlement sexuels. L'homme de 68 ans a été condamné à une peine plus lourde que celle proposée par le ministère public.
Pour le bâtonnier Me Georges André Hoarau, en partie civile de la seule victime qui a porté plainte, c'est une satisfaction. L'homme qui a agressé et harcelé sa cliente, employée du cabinet de radiologie du Tampon, a été reconnu coupable d'agression et harcèlement sexuels.
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Le tribunal correctionnel de Saint-Pierre a ainsi condamné le médecin à 10 mois de prison avec sursis simple, 5.000 euros d'amende et son nom a été inscrit au Fijais. Le radiologue échappe en revanche à l'interdiction d'exercer. Une expertise a également été demandée au bénéfice de la victime pour évaluer son préjudice.
“Le tribunal est allé bien au-delà des demandes du procureur”, se félicite le bâtonnier Georges André Hoarau. “De brillantes réquisitions, mais qui s'étaient terminées par une chute brutale”. Lors du procès, le parquet, évoquant un comportement d’“un autre siècle”, avait requis 150 jours-amende à 100 euros, soit 15 000 euros d’amende. Le médecin a depuis perdu ses fonctions de gérant, mais continue d’exercer.
Lors d’une soirée de fin d’année en décembre 2022, le médecin radiologue commet une agression sexuelle sur une de ses employées, Lisa*, en lui mettant la main dans le décolleté alors qu’ils posent pour un selfie. La victime, en état de sidération, porte plainte quelques jours plus tard et dénonce un climat de harcèlement sexuel récurrent au sein du cabinet de radiologie.
Une enquête interne, suivie d'une enquête judiciaire, révèle de nombreux témoignages accablants : propos salaces, gestes déplacés, demandes humiliantes faites aux secrétaires médicales.
À la barre, le radiologue, âgé de 68 ans, avait minimisé les faits, les qualifiant de “blagues potaches” et s'était dit “démoli” par la situation, se considérant comme un “bouc émissaire”.
La victime, elle, souffre toujours des conséquences : inapte au travail, suivie psychologiquement, elle avait demandé une provision de 5000 euros pour préjudice moral.
*prénom d'emprunt


