Affaire Aafifoudine : "Que justice soit faite pour sa mémoire"
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Après une brève prière, les proches du défunt Aafifoudine Abadou dont le corps a été retrouvé il y a une semaine en bas de la falaise de la route du littoral ont donné une conférence de presse à l'OMS du Port. Ils remercient toute la population réunionnaise de son soutien.
Une association pour la vérité et la justice
Une association a été créée, l'association Avja, association pour la vérité et la justice pour Aafifoudine.
Le frère du défunt, Chihaboudine Abadou et le porte-parole de l'association Avja, Robin Rochcoust, ont tenu à dire à la presse leurs sentiments face à ce qu'ils qualifient "d'agressions morales" de la part des gendarmes et du Rectorat.
D'après le porte-parole de l'association, les gendarmes sont venus déclarer que le jeune Aafifoudine avait fugué, une hypothèse qui primait jusqu'à ce que certaines de ses affaires soient retrouvées. "On nous attaqué sur notre culture et notre éducation en disant que notre frère a fugué. On s'est senti agressés. Nous voulons défendre son honneur et sa mémoire".
Un manque d'encadrement
Ils dénoncent également le manque d'encadrement de l'école, soit trois encadrants pour 70 élèves. "Il a manqué à ses devoirs" indique le frère d'Aafifoudine, en parlant du chef d'établissement du lycée Lepervanche. Les proches du défunt demandent à tous ses camarades de "retourner en cours".
Plusieurs interrogations demeurent pour les proches du jeune Aafifoudine : "Qu'est- ce qui a poussé le Rectorat à faire une course sur le chemin des Anglais alors qu'il y a des parcours plus sécurisés ? Pourquoi est-ce que les gendarmes ont déclaré dans un premier temps que notre cousin Aafifoudine avait fugué, avant même que le Rectorat ne soit averti ? Pourquoi est- ce que les gendarmes ont attendu que l'affaire soit médiatisée pour déployer les grands moyens ?"
Ce sont environ 70 personnes de la communauté comorienne qui vont adhérer à l'association Avja. "Si jamais cela devait se reproduire, notre association est là", termine le frère du défunt. "Que justice soit faite pour sa mémoire" conclut Chihaboudine Abadou.
Mais la famille croit a un meurtre : "Mon frère a été tué", indique Chihaboudine Abadou dans l'interview vidéo.



