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À Mayotte, la visite de Macron relance le débat sur la piste longue de l'aéroport

Ecrit par N.P. – le dimanche 20 avril 2025 à 17H45
L'aéroport Marcel-Henry à Mayotte.

Alors que l'Etat semble privilégier la construction d'une nouvelle piste dans le nord de Mayotte, les élus du Département ont voté une motion en faveur de l'allongement de la piste actuelle en Petite-Terre. Le président Emmanuel Macron devrait se retrouver au coeur du débat ce lundi, à l'occasion de sa visite dans l'archipel.

C'est par Mayotte qu'Emmanuel Macron a finalement choisi de débuter sa tournée de cinq jours dans l'océan Indien, ce lundi 21 avril. Les services de presse de l’Élysée ont annoncé que le président de la République présidera à cette occasion, en visioconférence, un Conseil des ministres de la « refondation » de l'archipel de Mayotte.

Sur France 5 vendredi, le ministre des Outre-mer Manuel Valls a donné quelques grandes tendances de cette future loi de refondation : construction d'un port en eau profonde pour le transport de marchandises, d'un aéroport avec une piste longue pour des liaisons directes avec l'Hexagone, ou encore d'infrastructures routières pour fluidifier la circulation.

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Autant de serpents pour la population de l'île Hippocampe, bercée d'illusions depuis des décennies sur ces dossiers qui retrouvent une place en haut de la pile à chaque visite ministérielle ou de chef d’État.

Il en va ainsi du port de Longoni, géré d'une main de fer par la Sud-Africaine Ida Nel et sa société Mayotte Channel Gateway (MCG), laquelle dispose d'une délégation de service public unique en France valable jusqu'en 2028.

Les élus veulent l'allongement de la piste en Petite-Terre

Un temps évoquée comme base arrière pour le développement du projet gazier de TotalEnergies au Mozambique, Mayotte a été écartée en raison des insuffisantes criantes de ses infrastructures portuaire et aéroportuaire.

L’État français, bousculé sur les questions de souveraineté dans le sud-ouest de l'océan Indien, où l'héritage de l'indépendance des Comores sans Mayotte et la mainmise opérée sur les îles Éparses continuent d'alimenter une braise d'anticolonialisme, sur laquelle la Russie ou la Chine soufflent à tour de rôle, doit désormais faire avancer ces dossiers structurants, sous peine d'affaiblir encore sa position.

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Rien n'est simple concernant l'allongement de la piste d'aviation, puisque l’État semble privilégier la construction d'un nouvel aéroport dans le nord de Mayotte, quand les élus locaux poussent pour l'allongement de l'actuel aéroport en Petite-Terre.

Le 19 avril, les élus du Conseil départemental ont voté, dans une assemblée chauffée à blanc, une motion en ce sens, en présence d'un influent collectif de l'archipel qui réclame lui aussi le maintien de la piste en Petite-Terre, arguant notamment de l'activité économique induite par son activité.

Une option difficilement tenable pour l'Etat en raison des lourdes conséquences environnementales qu'occasionnerait l'allongement de la piste de l'aéroport Marcel-Henry. Même s'il n'a pas inscrit cette question à son agenda officiel, Emmanuel Macron sera très attendu sur le sujet, sans doute tout autant que sur la question de la reconstruction de Mayotte, quatre mois après le passage dévastateur de Chido.



Etiquettes : Emmanuel Macron | Mayotte

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