Vols à la roulotte à Grand Étang : il voulait financer sa consommation de dou

Un jeune Palmiplainois déjà connu de la justice a effectué une série de vols à la roulotte en mars 2026 sur le parking de Grand Étang. Si le butin n’est pas impressionnant, les motivations de l’individu sont inquiétantes.
Le mode opératoire est extrêmement bien rodé : grâce à un fil de fer, il parvenait à forcer les véhicules. Dans une série de vols à la roulotte survenue en mars dernier sur le parking de Grand Étang à Saint-Benoît, trois personnes avaient été interpellées.
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L’une d’elles est Steven T., un jeune Palmiplainois déjà connu pour ce type de faits. L’année dernière, il avait été condamné pour des larcins survenus sur le parking de la Cascade Biberon, à La Plaine-des-Palmistes.
Écopant d’un sursis probatoire, il n’a pas tardé à récidiver. En mars 2026, à la suite de nombreux signalements de vols dans des véhicules, l’individu est interpellé à proximité des lieux avec un mineur. Le butin était encore sur eux.
Des larcins pour financer sa conso de dou
Au total, on compte 13 victimes citées par le tribunal. Pourtant, peu bavard à la barre du tribunal, Steven T. reconnaît des vols dans 6 véhicules différents. Le butin est bien maigre : quand il a de la chance, c’est environ 200 euros en numéraire. On compte une batterie de téléphone, un ordinateur, des chèques-restaurants et même de la nourriture.
Le mineur interpellé, déjà jugé par le tribunal des enfants, devait faire le guet pendant que lui forçait les voitures, en priorité celles de location. La liste des victimes était majoritairement composée de touristes venus faire la boucle de l’étang.
Déjà condamné pour des faits similaires, Steven T. explique qu’il a continué sur la voie du vol pour pouvoir financer deux addictions : le cannabis et le Dou.
Violation de son sursis probatoire
L’une des assesseures lui fait remarquer qu’il est certifié que Steven T. n’a pas respecté ses obligations liées à son sursis probatoire. Interdit de se rendre sur le parking de la Cascade Biberon, il a pourtant été retrouvé aux alentours du site.
Cela a motivé le juge de l’application des peines à recommander la révocation totale de son sursis probatoire à hauteur de 6 mois.
Si aucune partie civile n’était présente à l’audience, un couple a tout de même fait appel à un avocat pour les représenter : pendant sa plaidoirie, il reconnaît que ces larcins ne "sont pas les faits les plus graves", mais qu’ils posent "un vrai problème" pour les concernés.
"Ce sont des faits bêtes qui entraînent des complications : il faut aller porter plainte, affronter l’audience… ", tance l’avocat. Si certaines victimes ne sont pas présentes, elles ont toutefois formulé des demandes de remboursement pour les cautions des véhicules loués.
Le dou, la cocaïne "du pauvre" qui rend addict
Dans son réquisitoire, la procureure observe une recrudescence des vols à la roulotte dans l’Est de l’île. Un phénomène qui concernait en majorité les parkings de boîtes de nuit et les plages de l’Ouest.
Le ministère public souligne un système "ingénieux" pour forcer les véhicules et les moyens déployés par les gendarmes pour attraper "les voleurs de chemins". Elle déplore que le premier sursis probatoire de Steven T. ait été inefficace : en conséquence, elle requiert une peine d’un an de prison et la révocation de son sursis probatoire.
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Pour la défense, l’avocate plaide une peine de mise à l’épreuve : la robe noire avance que son client reconnaît 6 des 11 vols. Ce qui le pousse à agir, c’est son addiction au dou, "la cocaïne du pauvre". Elle compare cela à une "maladie" dont Steven T. doit se soigner.
Après délibération, le tribunal a décidé de condamner le jeune homme à une peine de 9 mois de prison et la révocation totale de son sursis probatoire, ce qui porte le tout à 15 mois.


