Salles d’examen, couloirs ou toilettes : pendant les épreuves du baccalauréat, les smartphones traqués par des détecteurs d’ondes

Alors que les premières épreuves optionnelles du bac ont débuté, le rectorat confirme avoir été destinataire de détecteurs d’ondes 4G et 5G. Ces dispositifs seront utilisés afin de repérer l’utilisation du smartphone comme outil de triche par les candidats.
Le recours au smartphone pour tricher lors des épreuves du baccalauréat a représenté 55% des cas avérés en France en 2025, selon les chiffres du ministère de l’Éducation. Pour tenter d’endiguer le phénomène, toutes les académies ont été dotées de matériel pouvant détecter les ondes émises par un smartphone connecté en 4G ou en 5G.
Le rectorat de La Réunion a ainsi été destinataire d’un « certain nombre de ces équipements », déjà opérationnels pour le baccalauréat 2026. L'examen a débuté cette semaine avec des épreuves optionnelles et se poursuivra ce jeudi 11 juin avec l’épreuve anticipée écrite de français.
Des détecteurs d'ondes dispatchés de manière aléatoire dans les lycées
Ces détecteurs d’ondes 4G ou 5G, que l’on peut se procurer sur Internet, permettent de localiser des smartphones allumés et qui auraient été placés par des candidats ou des proches au sein des établissements accueillant les épreuves du baccalauréat.
Selon le rectorat, les détecteurs d’ondes « seront confiés de façon aléatoire à certains établissements », tous les sites ne pouvant être surveillés faute d’équipements en nombre suffisant.
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« Le candidat doit savoir que potentiellement il peut y avoir un détecteur d’ondes dans les lycées, dans les salles d’examen, dans les couloirs ou dans les toilettes pour vérifier que quelque chose n’y serait pas caché », explique l’académie de La Réunion.
Les montres sont désormais interdites pendant les épreuves
Le message est clair : les candidats qui voudraient céder à la tentation de la fraude doivent mesurer le fait qu’ils peuvent se faire pincer, avec le risque de ne plus être autorisé à passer la moindre épreuve pendant plusieurs années.
Autre phénomène qui préoccupe le ministère de l’Éducation : la multiplication des montres connectées, lesquelles sont parfois difficiles à repérer et peuvent permettre une communication du candidat avec l’extérieur. Lors des épreuves du baccalauréat, toutes les montres, connectées ou non, sont désormais interdites, et doivent être rangées dans le sac des élèves, en compagnie du smartphone éteint.



