Affaire Patrick Bruel : le parquet requiert sa mise en examen et son placement en détention provisoire

L'affaire Patrick Bruel connaît une nouvelle accélération judiciaire. Au terme de 48 heures de garde à vue, le parquet de Nanterre a requis ce mercredi 10 juin la mise en examen du chanteur pour plusieurs faits de viols, tentatives de viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel. Son placement en détention provisoire a également été demandé.
Après deux jours d'audition dans les locaux du premier district de police judiciaire à Paris, Patrick Bruel a été déféré ce mercredi matin 10 juin devant trois juges d'instruction. Le parquet de Nanterre a annoncé avoir requis l'ouverture d'une information judiciaire ainsi que sa mise en examen dans un dossier qui concerne neuf victimes présumées.
Le chanteur de 67 ans est visé par des accusations de viols, tentatives de viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel. Les faits retenus par le parquet s'échelonneraient entre 2000 et 2019 et se seraient déroulés en France, en Belgique et en Suisse.
Neuf victimes concernées par les réquisitions du parquet
Selon le communiqué du parquet, les réquisitions portent notamment sur trois viols présumés, deux tentatives de viol, plusieurs agressions sexuelles ainsi que des faits de harcèlement sexuel. Parmi les dossiers examinés figurent des faits qui auraient été commis à Bruxelles, Neuilly-sur-Seine, Dinard, L'Isle-sur-la-Sorgue, Paris, Grenoble, Perpignan, Ajaccio ou encore Nyon.
Le parquet précise que certains faits, initialement classés sans suite mais non prescrits, ont été réexaminés dans le cadre de l'enquête centralisée menée à Nanterre.
Dans le même temps, les magistrats ont requis le placement en détention provisoire de l'artiste, une mesure qui devra être examinée par les juges saisis du dossier.
Une enquête élargie à treize victimes présumées
Depuis lundi, Patrick Bruel était interrogé sur des faits concernant « à ce stade 13 victimes », selon les précédentes déclarations du parquet. L'enquête centralise plusieurs procédures ouvertes au fil des années, notamment après des plaintes déposées en France et en Belgique.
Les investigations portent sur des accusations remontant parfois à plus de vingt ans. Plusieurs nouvelles plaintes ont également été déposées ces derniers mois, venant étoffer un dossier déjà conséquent.
L'artiste, qui conteste l'ensemble des accusations, avait été convoqué depuis plusieurs semaines pour cette garde à vue. Par la voix de ses avocats, il avait indiqué être à la disposition de la justice afin de répondre aux questions des enquêteurs et démontrer son innocence.
L'ouverture d'une information judiciaire marque une nouvelle étape dans cette affaire. Les trois juges d'instruction désormais saisis devront examiner les éléments réunis par les enquêteurs et décider des suites à donner aux réquisitions du parquet.
Ils pourront notamment choisir de suivre ou non les demandes de mise en examen et de détention provisoire formulées ce mercredi matin.


