Sans permis, sous stupéfiants, il tente de semer la police

Un homme de 35 ans a été condamné ce lundi 8 juin par le tribunal correctionnel de Champ-Fleuri à un an d'emprisonnement pour conduite sans permis, refus d'obtempérer et conduite sous l'emprise de stupéfiants en récidive. Déjà connu de la justice, il comparaissait une nouvelle fois pour des faits similaires.
Les faits remontent au jeudi 9 avril, au Port. Alors qu'il circule au volant d'un véhicule sans être titulaire du permis de conduire, le trentenaire est contrôlé par les forces de l'ordre. Plutôt que de s'arrêter, il refuse d'obtempérer et tente de prendre la fuite.
Une course-poursuite s'engage alors avant que les policiers ne parviennent à l'interpeller. Les investigations révèlent également que le conducteur se trouvait en état de récidive pour conduite sous l'emprise de stupéfiants.
Lire aussi : Nuit de terreur pour une femme et sa fille hébergées… dans la tristement célèbre pension Naze de Saint-François
Le lendemain, il est placé en détention provisoire dans l'attente de son procès.
"J'ai commencé à me droguer en prison"
À la barre, le prévenu reconnaît immédiatement les faits et présente ses excuses au tribunal. Il explique notamment son parcours par une enfance difficile. "Je n'ai pas eu une vie très facile. Mon beau-père me frappait", confie-t-il.
Concernant sa consommation de stupéfiants, il affirme ne pas avoir consommé le jour des faits mais deux jours auparavant. Le trentenaire évoque également son passage en détention, où il dit avoir développé son addiction. "J'ai commencé à me droguer en prison", explique-t-il.
Avant d'ajouter : "Il y a beaucoup plus de drogue en prison que dehors. C'est très facile de s'en procurer là-bas."
Un casier judiciaire déjà bien rempli
Le prévenu n'en était pas à sa première comparution. Son casier judiciaire comporte déjà plusieurs condamnations, notamment pour des faits de violences, de conduite sans permis, de conduite sous l'empire d'un état alcoolique et d'usage de stupéfiants.
Pour le ministère public, ces antécédents justifient une réponse pénale ferme.
La procureure a requis quinze mois d'emprisonnement ainsi que la révocation de six mois d'un précédent sursis probatoire. Elle a également demandé la confiscation du véhicule utilisé lors des faits.
La défense plaide la clémence
L'avocate du prévenu a estimé que les réquisitions étaient "disproportionnées" au regard des infractions reprochées.
Lire aussi : Une collaboratrice de cabinet du Département poursuit son employeur en référé liberté
Elle a rappelé que son client disposait aujourd'hui d'une situation professionnelle stable dans le secteur du bâtiment et percevait des revenus réguliers. Selon elle, une peine plus clémente aurait permis de favoriser sa réinsertion.
Un an de prison et un véhicule confisqué
Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le trentenaire à un an d'emprisonnement. Les juges ont également prononcé la révocation de son précédent sursis probatoire.
Le véhicule ayant servi à commettre les infractions a enfin été confisqué.


