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Nouveau congé de naissance : pourquoi l’Éducation nationale redoute déjà la rentrée 2026

Ecrit par L-H.T – le dimanche 7 juin 2026 à 17H03

Présenté comme l’une des grandes avancées sociales du quinquennat, le futur congé de naissance pourrait avoir un effet inattendu dans les écoles. Les syndicats et plusieurs responsables de l’Éducation nationale craignent qu’il n’aggrave encore les difficultés de remplacement des enseignants dès la rentrée prochaine.

Sur le papier, la réforme fait plutôt consensus. Le gouvernement prévoit de remplacer une partie des actuels congés maternité, paternité et parentaux par un nouveau congé de naissance plus long et mieux partagé entre les deux parents.

Une mesure saluée pour son ambition : permettre aux jeunes parents de passer davantage de temps avec leur enfant durant les premiers mois de vie.

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Mais dans l’Éducation nationale, certains voient déjà arriver une autre conséquence.

Et elle risque de compliquer sérieusement la rentrée scolaire.

Selon plusieurs acteurs du secteur, ce nouveau dispositif pourrait accentuer la pénurie d’enseignants remplaçants dans un système déjà sous tension. Les absences de longue durée devraient mécaniquement augmenter, alors que de nombreux établissements peinent déjà à trouver des professeurs pour remplacer les enseignants absents.

Problèmes de remplacements

"Nous avons déjà du mal à remplacer les congés existants", résume un responsable syndical cité par BFM TV. Avec des absences plus longues et davantage partagées entre les parents, les besoins en remplaçants pourraient fortement augmenter.

Le problème n'est pas nouveau.

Depuis plusieurs années, l'Éducation nationale fait face à des difficultés croissantes de recrutement. Certaines académies peinent à pourvoir les postes vacants, tandis que les viviers de remplaçants s'amenuisent.

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Résultat, dans certaines écoles ou certains collèges, des classes restent parfois plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sans enseignant titulaire.

Le nouveau congé de naissance pourrait donc agir comme un révélateur d'un problème plus profond.

Le système pourra-t-il absorber ?

Car personne ne conteste réellement le principe de la mesure. Ce qui inquiète, c'est la capacité du système à l'absorber.

Le ministère de l'Éducation nationale assure pour sa part travailler à l'anticipation de ces absences et rappelle que la réforme ne doit pas être opposée aux besoins des familles.

Comment accorder de nouveaux droits sociaux sans disposer des effectifs nécessaires pour assurer la continuité du service ? Dans les salles des professeurs comme dans les rectorats, beaucoup redoutent déjà que la réponse arrive dès la prochaine rentrée.

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