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À La Réunion, comment ces pensions de famille veulent redonner de la dignité aux habitants

Ecrit par L-H.T – le samedi 6 juin 2026 à 14H54
Photo d'illustration.

À l’écart des grandes politiques publiques et des discours officiels, les pensions de famille accueillent à La Réunion des personnes fragilisées par la précarité, l’isolement ou des parcours de vie difficiles. À Trois-Bassins, la Maison Relais a ouvert ses portes pour montrer une autre manière d’habiter… et parfois de recommencer à vivre.

Ce n’est ni un foyer d’urgence, ni une simple résidence sociale. À Trois-Bassins, la Maison Relais ressemble plutôt à un entre-deux discret. Un lieu où l’on tente de remettre un peu de stabilité dans des vies cabossées.

À l’occasion de la Semaine nationale des pensions de famille, organisée du 25 au 31 mai partout en France, la structure de Trois-Bassins a ouvert ses portes au public, aux partenaires institutionnels et aux acteurs sociaux.

L’objectif était de montrer ce qui se cache derrière ces "maisons relais" dont beaucoup de Réunionnais ignorent encore l’existence.

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Créée pour accueillir des personnes en situation de grande précarité et ayant connu des parcours de vie difficiles, la structure propose "un habitat durable, sans limitation de durée, associé à un accompagnement humain de proximité favorisant la reconstruction personnelle et la réinsertion sociale".

Autrement dit un logement, bien sûr. Mais aussi du lien.

Ouverte depuis septembre 2022 dans l’ouest rural de La Réunion, la Maison Relais comprend 22 logements sociaux de type T1 bis ainsi que plusieurs espaces collectifs pensés pour favoriser "la convivialité, l’entraide et la resocialisation".

"Convivialité, entraide et resocialisation"

Les résidents y vivent souvent depuis plusieurs années déjà. À leur rythme, ils participent à des ateliers, des activités culturelles, du jardinage, des sorties ou des temps collectifs.

L’idée n’est pas seulement d’héberger. Mais de reconstruire doucement quelque chose.

Présente lors de cette journée portes ouvertes, Valérie Robiliard, directrice du Pôle Social de l’ALEFPA, résume la philosophie du lieu : "La Maison Relais propose un cadre de vie qui doit permettre aux habitants de retrouver une stabilité, de reprendre progressivement confiance en leurs capacités afin de redevenir acteurs de leur projet de vie."

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Dans le quotidien de la structure, tout repose beaucoup sur la proximité humaine. Un couple d’hôtes vit ainsi au sein même de la Maison Relais et assure une présence continue, y compris le dimanche.

Leur rôle dépasse largement la simple gestion du lieu : accompagnement administratif, accès aux soins, médiation, insertion professionnelle ou animation du collectif.

"Il ne s’agit pas d’un accompagnement social classique, mais d’un travail de proximité, centré sur le lien humain, la médiation et l’intégration dans la vie collective", insiste Valérie Robiliard.

Accompagnement humain

Le dispositif s’adresse à des personnes relativement autonomes mais fragilisées sur le plan social, psychologique ou économique. Elles sont orientées vers la structure par le SIAO, le Service intégré d’accueil et d’orientation.

À La Réunion, le modèle commence doucement à se développer. L’île compte aujourd’hui au moins sept maisons relais réparties entre plusieurs communes, notamment Saint-Pierre, Saint-Louis, Bras-Panon ou La Possession.

L’ALEFPA en gère actuellement deux, à Trois-Bassins et Piton Sainte-Rose, tandis que deux nouvelles structures sont déjà en construction au Tampon et à Saint-Paul.

Le signe qu’au-delà du logement d’urgence, la question de l’accompagnement humain devient un enjeu de plus en plus central.

Etiquettes : PU1 | Solidarité | Trois-Bassins

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