Mémoire de l’esclavage : une décision qualifiée d’"étape historique" par l'UFR

L’Union des Femmes Réunionnaises salue l’abrogation symbolique du Code noir, votée à l’unanimité par la commission des lois, qu’elle considère comme « une étape historique dans la reconnaissance de la gravité de ce système colonial ».
L’Union des Femmes Réunionnaises se félicite de l’abrogation symbolique du Code noir et de l’ensemble des textes ayant encadré l’esclavage dans les colonies françaises. Cette décision, adoptée à l’unanimité par la commission des lois le 20 mai, est perçue comme un geste fort de reconnaissance historique.
Le texte, promulgué en 1685 sous Louis XIV, a longtemps organisé un système fondé sur la contrainte et la déshumanisation. L’organisation rappelle qu’il a « réduit des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à une condition inhumaine, fondée sur la négation de leur dignité, de leur liberté et de leur humanité ».
Pour l’Union des Femmes Réunionnaises, cette décision marque une rupture symbolique importante avec cet héritage juridique. Elle souligne toutefois que le travail de mémoire doit se poursuivre au-delà de ce vote, en étant accompagné d’actions concrètes en matière d’égalité, de lutte contre les discriminations et de transmission historique.
L’association rend également hommage aux acteurs engagés de longue date sur ce sujet, estimant que cette avancée est aussi le fruit d’un combat collectif. Elle affirme que cette reconnaissance doit permettre de renforcer la sensibilisation des jeunes générations.
Dans ce contexte, elle rappelle que « le travail de mémoire ne peut se limiter à un geste symbolique », insistant sur la nécessité de poursuivre les efforts pour construire une société fondée sur la dignité et l’égalité.


