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Saison cyclonique : l’État se défend sur la fin du « plan ravines » à La Réunion

Ecrit par T.L. – le samedi 31 janvier 2026 à 16H48

Alors que de nombreux élus politiques locaux réclament le retour du « plan ravines », qui permettait de disposer d’un volume d’emplois aidés pour le nettoyage des lits et des berges, l’État fait valoir avoir engagé 7 millions d’euros d’aides spécifiques aux collectivités après Garance.

Lancé dans le sillage de la première crise du Chikungunya à La Réunion entre 2005 et 2006, le « plan ravines » consistait essentiellement pour l’État et les collectivités à financer des emplois aidés déployés sur le territoire, avec pour mission d'assurer l’entretien des ravines et de limiter la prolifération des moustiques.

Le nouveau pic de chikungunya de l’an dernier (45 morts imputés directement ou indirectement à la maladie), probablement en lien avec le passage du cyclone Garance fin février, a réveillé le débat dans l’opinion publique et dans la classe politique autour de la disparition du dispositif d’entretien régulier des ravines.

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« La fin de la crise liée au Chikungunya [de 2006, Ndlr] a eu pour conséquence l’extinction du dispositif qui était porté en grande partie par les associations, les collectivités assurant la coordination du plan d’actions. Par ailleurs, les conditions de travail particulières des bénéficiaires de contrats dans ces espaces impliquaient un encadrement professionnel fort et des formations obligatoires qui n’ont pas toujours été mis en place par les employeurs et qui rendaient peu pertinent le recours à ce type de contrat dans les ravines », explique la préfecture, sollicitée par Zinfos974.

L'accompagnement des collectivités maintenu en 2026

Aux réclamations de la maire de Saint-Denis Éricka Bareigts ou du député de la circonscription Philippe Naillet demandant un véritable « plan ravines », l’ancienne ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher avait répondu que « les actions de sécurisation des ravines, enjeu crucial, seront fixées dans le pacte d’avenir ».

Des engagements qui se sont notamment traduits par une convention avec la Cinor pour le curage des principales ravines de Saint-Denis. « Après le passage du cyclone Garance, l’État a soutenu fortement les collectivités avec plus de 7M€ engagés en 2025, dans le cadre du fonds reconstruction du pacte d'Avenir, essentiellement pour des interventions d'envergure, mobilisant localement des entreprises spécialisées », soulignent les services de l’État.

Qui ajoutent que la DEAL est par ailleurs intervenue dans le domaine public fluvial (DPF) pour un montant de 1 million d‘euros. L'accompagnement envers les collectivités se poursuivra en 2026, les communes étant invitées à déposer leurs demandes de subvention.

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