Pourquoi l’île Maurice défend l’accord sur les Chagos face aux critiques de Donald Trump

L’accord conclu en mai 2025 entre le Royaume-Uni et l’île Maurice pour la restitution de la souveraineté de l’archipel des Chagos fait l’objet de vives critiques de la part du président américain Donald Trump, qui l’a qualifié de "grande stupidité". Sans tarder, Port-Louis a fermement réaffirmé que la souveraineté mauricienne sur cet archipel stratégique "ne devrait plus être sujette à débat".
L’archipel des Chagos, un ensemble d’îles de l’océan Indien situé à environ 2 000 km au nord-est de l’île Maurice, est au cœur d’une vive polémique diplomatique depuis que Donald Trump a sévèrement critiqué l’accord signé entre Londres et Port-Louis en mai 2025 sur sa restitution à Maurice.
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Dans une série de messages publiés sur son réseau social Truth Social, le président américain a jugé l’accord comme un "acte de grande stupidité" et de "totale faiblesse", estimant que le Royaume-Uni, allié historique des États-Unis, cédait sans raison la souveraineté d’un territoire stratégique, notamment la base militaire de Diego Garcia, essentielle aux opérations américaines et britanniques dans l’océan Indien.
Cette sortie de Donald Trump intervient alors que son administration avait initialement approuvé l’accord en 2025, qui prévoit que le Royaume-Uni transfère la souveraineté des Chagos à Maurice tout en conservant un bail de 99 ans pour l’utilisation de la base de Diego Garcia, avec un loyer annuel conséquent.
Un cadre bilatéral solide
Face à ces critiques, l’île Maurice réagit fermement. Le gouvernement mauricien, par la voix de l’Attorney General Gavin Glover, a souligné que "la souveraineté de la République de Maurice sur l’archipel des Chagos est déjà reconnue sans ambiguïté par le droit international et ne devrait plus être sujette à débat". Selon Port-Louis, l’accord avec Londres respecte pleinement les décisions de justice internationale qui avaient jugé la présence britannique sur l’archipel illégale.
Maurice a ainsi mis en avant la légitimité juridique de sa revendication, tout en réaffirmant son engagement à assurer la mise en œuvre de l’accord dans le respect des engagements pris, malgré les attaques verbales de Donald Trump.
Du côté londonien, le gouvernement britannique avait déjà défendu l’accord en affirmant qu’il garantissait à long terme la sécurité du site de Diego Garcia, tout en respectant les décisions juridiques internationales. Londres a aussi insisté sur le fait que l’accord avait été négocié dans un cadre bilatéral solide et qu’il continuerait d’être mis en œuvre malgré les critiques américaines.


