Vol MH370 : onze ans après, les recherches reprennent dans l’océan Indien

Onze ans après la disparition du vol Kuala Lumpur-Pékin, une nouvelle campagne de recherches sous-marines débute ce mardi dans l’océan Indien. L’entreprise britannique Ocean Infinity relance les opérations pour tenter de localiser le Boeing 777 de la Malaysia Airlines disparu en mars 2014 avec 239 personnes à bord.
Plus de onze ans après la disparition du vol MH370, le mystère reste entier. Les recherches pour tenter de localiser l’épave du Boeing 777 reprennent officiellement ce mardi 30 décembre. La mission, qui doit durer près de deux mois, est confiée à la société britannique Ocean Infinity, spécialiste de l’exploration sous-marine. Les équipes vont sonder une nouvelle zone estimée à 15.000 km² dans le sud de l’océan Indien, considérée par les experts comme la plus prometteuse pour retrouver l’appareil.
Le contrat, évalué à 70 millions de dollars, ne sera versé que si l’entreprise parvient à identifier l’épave. Ocean Infinity avait déjà mené des recherches en 2018, sans résultat, après avoir couvert plus de 100.000 km². La mission avait été interrompue en avril dernier en raison des mauvaises conditions météorologiques.
Pour cette nouvelle phase, d’importants moyens technologiques sont déployés. L’entreprise utilise des véhicules sous-marins autonomes capables de cartographier les fonds marins jusqu’à 6 000 mètres de profondeur. Ces engins embarquent des systèmes sonar et laser capables de détecter la moindre anomalie sur le relief océanique. D’autres drones, commandés à distance, pourront filmer et photographier les zones d’intérêt, dans des profondeurs où l’obscurité est totale.
Des débris retrouvés à La Réunion
Le vol MH370 s’était volatilisé le 8 mars 2014, peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin. À bord, 239 passagers de plusieurs nationalités, dont 153 Chinois et quatre Français. Depuis, l’enquête internationale n’a livré aucune certitude sur les causes du drame. Seuls quelques débris, retrouvés sur les côtes de La Réunion en 2015 puis au Mozambique en 2016, ont confirmé que l’avion s’était abîmé en mer.
Un rapport publié par la Malaisie en 2018 avait mis en évidence des manquements dans le contrôle aérien et indiqué que la trajectoire de l’appareil avait été modifiée manuellement, sans pour autant permettre de trancher sur les responsabilités. Aucune hypothèse n’a pu être totalement écartée, y compris celle d’un détournement volontaire.
Chez les familles des victimes, la reprise des opérations suscite autant d’espoir que de prudence. Certains proches saluent une relance attendue depuis des années, espérant enfin obtenir des réponses. D’autres redoutent un nouvel échec, jugeant que les recherches ne ciblent toujours pas la bonne zone.
Malgré des moyens inédits et onze années d’enquête, le vol MH370 demeure l’un des plus grands mystères de l’aviation civile. Les prochaines semaines pourraient, peut-être, permettre d’éclaircir enfin une disparition qui continue de hanter le ciel et les océans.


