Serge Camatchy invite les candidats à sacrifier la moitié de leurs indemnités

Faire de ses belles paroles des actes. Voici l'un des principaux reproches faits à la classe politique. Devant cette démobilisation qui gagne les électeurs se questionnant encore devant l'intérêt de se déplacer dimanche, Serge Camatchy d'Emergence Réunion répond par ses actes. Une manière de redonner confiance à l'électorat selon lui.
Dimanche, le canton de Saint-André 2 proposera une belle empoignade sur fond de rivalité municipale. Opposé notamment au maire Eric Fruteau, Serge Camatchy n'en oublie pourtant pas d'égratigner gentiment les hommes politiques prêts à se servir avant de servir.
"Il faut joindre les actes à la parole" dit-il, "à la veille des élections cantonales de ce dimanche 20 mars, comme par hasard tous les candidats ont un programme basé essentiellement sur le social : crèches, personnes âgées, personnes handicapées".
"Je n'entends malheureusement pas d'autres thèmes comme le logement, la formation, l'emploi, l'aménagement, l'égalité des chances et l'application des lois de lutte contre les exclusions….". Mais au-delà du discours attendu en pareille campagne, le candidat et par ailleurs conseiller régional fait une proposition inédite…
La moitié des indemnités
Il veut donner un exemple fort. "Je veux être pragmatique ! Je veux démontrer que depuis trois ans, sans être élu, sans mandat, nous avons investi plus de 35.000 euros au sein de l'Association Entraide Solidarité Responsabilité, pour réaliser toutes nos actions au bénéfice de la population. Aujourd'hui, nous sommes capables d'aller encore plus loin".
"Nous proposons d'injecter 50% de nos indemnités, en tant qu'élus, dans une association caritative". Une manière pour le candidat de la Réunion en confiance de bien montrer que "nous ne cherchons pas uniquement un mandat pour recevoir des indemnités, mais pour répondre aux besoins de la population".
Devant cette prise de position solennelle, Serge Camatchy "propose aux autres candidats d'en faire autant", car "le social ne se décrète pas uniquement à la veille des élections", conclut-il.


