L'équipe d'Axel Kichenin parle d'embauches "à tout va" à la mairie de Ste-Marie

Axel Kichenin veille, ou plutôt son équipe de campagne, qui apporte la preuve des agissements de l'appareil municipal. Dans le viseur du candidat de l'UPR (Axel Kichenin) : des signatures de contrats aidés de 6 mois douteuses ces derniers temps par la suppléante de Richard Nirlo, Sylvie Billaud, par ailleurs 2ème adjointe aux Affaires scolaires à la mairie de Sainte-Marie.
"Aujourd'hui, des preuves matérielles montrent que Mme Billaud, candidate suppléante de "La Réunion en confiance", fait passer des entretiens, sélectionne et embauche des candidats pour des contrats temporaires, à la veille des élections" affirment-ils.
"Une pratique qui fait peser, à quelques jours du scrutin, de forts soupçons sur les motivations réelles de ces embauches. Servent-elles à fidéliser un électorat ? Servent-elles à acheter des voix? Y-a-t-il favoritisme ?" questionne Geoffroy Legros, de l'équipe de campagne du candidat Kichenin, avant d'ironiser : "En ce moment ça recrute à tout va à Sainte-Marie".
Manipulation ?
"Les recrutements se poursuivent, ouvertement pratiqués par une candidate aux élections cantonales. Tout laisse à penser que ces embauches ont une orientation électoraliste". Loin de rester sans réaction, Axel Kichenin a alerté le Préfet sans qu'il y ait eu de réponse pour le moment comme l'explique Geoffroy Legros, qui précise par ailleurs avoir bien réfléchi avant de livrer ces faits à la presse.
Questionné sur l'intérêt pour un bénéficiaire d'un contrat à divulguer à un opposant de telles informations, Geoffroy Legros n'a pu expliquer une telle initiative spontanée. Toujours est-il que l'équipe de campagne d'Axel Kichenin dit refuser que Sainte-Marie devienne "une zone de non-droit civique".
Un nouveau soupçon qui vient rappeler à l'équipe d'Axel Kichenin ce qu'ils avaient appelé en 2010 "la rémunération pour les seuls assesseurs de la liste conduite par Didier Robert par la même commune de Sainte-Marie", liste sur laquelle figurait en bonne place Jean-Louis Lagourgue. Un épisode largement relayé dans la presse l'année dernière, mais resté "malheureusement sans suite" regrette Geoffroy Legros.
Il reste trois jours aux électeurs sainte-mariens pour faire la part des choses et démêler qui des accusateurs ou des accusés est dans le vrai. Il y a quelques mois, au moment de l'annonce de sa candidature, Axel Kichenin avait réclamé une campagne respectueuse entre candidats. Le voilà servi.


