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Europe Ecologie Les Verts s'engage pour une transparence de la vie politique

Le défilé des partis se poursuit sur un rythme effréné. Il ne reste plus que quatre jours pour convaincre. Europe Ecologie Les Verts a choisi son angle d'attaque : la transparence en politique. Le tout sous une vision environnementale qui inclut désormais un choix d'avenir en terme de production énergétique. Jamais le Japon n'aura été aussi proche de la Réunion et des consciences.
Ecrit par Ludovic Grondin – le mercredi 16 mars 2011 à 14H51

Ils étaient neuf candidats sur les 15 que présente Europe Ecologie Les Verts à s'être présentés de nouveau aux objectifs de la presse. Le moment est en effet historique pour le mouvement Vert qui présente pour la première fois autant de candidats pour une élection locale.

Ce matin, le tour de table a, à la fois, englobé les particularités de chaque canton tout en mettant en avant le message qui doit conduire le candidat écologique dans sa démarche : "la transparence".

Le Japon s'invite à table

Charles Moyac, candidat sur le Port 1 en sait quelque chose. Sur son territoire se trouvent des sites classés SEVESO. Assez dit-il pour "qu'on sorte de leur classification et qu'on se penche sérieusement sur des études d'impact environnemental sur les populations environnantes". Du coup, le récent exemple japonais s'est invité comme une évidence dans les témoignages. Le jeune candidat préconise par exemple la formation d'une "plateforme commune Région, Département autour d'un programme de recherches sur ces thématiques de l'individu dans son environnement".

 

Embrayant sur le sujet, Yvette Duchemann, présidente du Conseil Fédéral Régional d'Europe Ecologie Les Verts et candidate sur Saint-Denis 2, réaffirme la position de son parti : "Il faut au moins réfléchir à une transition de notre dépendance énergétique vis-à-vis du nucléaire en favorisant les énergies renouvelables pour ne pas dire inépuisables que sont l'éolien ou le photovoltaïque". Malheureusement dit-elle, ces secteurs ont été mis à mal par le gouvernement car "tous les crédits de recherche sont allés au nucléaire en France", complète Jean Erpeldinger (Saint-Paul 3).

Arnaud Ségura (Saint-Denis 9) offre une lecture nouvelle sur le parti. Il se dit favorable à "atténuer le poids des charges des contribuables en proposant pour ce faire une approche économique différente basée sur la proximité des besoins".

Possible report des voix mais au cas par cas

Ce qui fera peut-être la différence pour le parti écologique dans les urnes c'est son souhait ouvertement martelé de rendre à la politique un niveau de transparence certain. Vanessa Miranville (La Possession) s'élance pour une situation qui lui est chère : "Il faut expliquer chaque dépense engagée car c'est de l'argent de cette population qu'il s'agit. En tant qu'élu, on doit pouvoir justifier de ses actes". Pas besoin de dessin pour comprendre à qui était destinée cette affirmation.

Réaffirmant le principe du mandat unique également, Yvette Duchemann a précisé que d'éventuels soutiens, ou reports de voix entre les deux tours se décideront au cas par cas. "Nous ne sommes pas dans une logique mathématiques mais qualitative", affirme-t-elle avant que Jean Erpeldinger ne réaffirme à juste titre que "les voix de nos électeurs ne nous appartiennent pas de toute façon". Début de réponse dimanche soir.

 

 

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