Le PCR dénonce la multiplication des emplois aidés avant les élections

"A deux mois des élections, des centaines d'emplois sont créés", intervient Julie Pontalba. Elle dénonce, à l'instar de ses acolytes du PCR, "les embauches abusives et les conditions discriminatoires." Voilà l'objet de la conférence de presse tenue hier dans le Sud de l'île.
Ary Yee-Chon-Tchi-Kan prend ensuite la parole. Le membre du secrétariat au PCR entre dans le vif du sujet en condamnant l'abandon des projets qui auraient créé des emplois à la Réunion, comme celui du Tram-Train. "La région est responsable", souligne t-il. "En France, le chômage est un phénomène conjoncturel, à La Réunion c'est structurel." Il rappelle également "qu'il y a 30 % de sans-emplois et jusqu'à 50 % dans certaines communes. Il y en avait 50 000 en 1982, ils sont aujourd'hui plus de 100 000. La solution, c'est le développement durable. Le développement durable des emplois", insiste t-il.
Plus de transparence
On en vient au principal sujet de préoccupation puisque les intervenants dénoncent "les emplois magouilles à 2 mois des élections dans les cantons renouvelables". Krishna Damour souligne qu'il y a, selon lui, "une discrimination flagrante et des embauches sans aucun appel à la candidature".
Le PCR réclame donc davantage de transparence : "Nous voulons la transparence et demandons la publication des centaines de contrats aidés qui ont été créés. Quels sont les critères pris en compte pour ces embauches?"
Une plainte auprès du Garde des Sceaux
Ils ont décidé d'envoyer une plainte au Garde des Sceaux "afin qu'il diligente une enquête" et ceci avant les élections. "En avril, ce sera trop tard", concluent-ils.
Un journaliste a demandé s'ils étaient prêts, de leur coté, à faire toute la transparence sur les emplois qu'ils ont eux-mêmes créés... Ary Yee-Chon-Tchi-Kan a répondu que "la transparence vaut pour tout le monde". On sait néanmoins que les créations d'emplois, à la veille d'un scrutin, sont courantes à La Réunion, qu'il s'agisse d'ailleurs d'emplois précaires ou de titularisations. Et ce, quelle que soit la couleur politique des élus...


