Europe Ecologie milite pour la création d'un syndicat mixte de gestion des déchets

Comment tendre vers un mieux-être physique, mental et social ? C'est pour répondre à cette question que trois représentants d'Europe Ecologie-Les Verts Réunion (EELV) ont tenu une conférence de presse ce matin à Saint-Denis. Au-delà du schéma classique qui veut que l'on guérisse le mal par des moyens curatifs, EELV veut inverser la problématique en réglant, ou plutôt minimisant les problèmes environnementaux à leur source.
Contrecarrer la dilution des responsabilités des institutionnels
Selon Jean Erpeldinger, "le soin ne saurait être le seul axe d'une politique générale de la santé". Pour y parvenir, le parti propose une politique de santé réellement écologique. Une politique qui doit prendre en compte tous les aspects de la santé et mettre l'accent sur la prévention.
Sur des sujets récurrents qui traversent la société réunionnaise, EELV clarifie une fois de plus son positionnement. Sur la question du fameux Plan d'élimination des déchets ménagers et assimilés qui incombe au Département, les écologistes choisissent la troisième voie. "Entre Lixiviat (à comprendre "enfouissement") et dioxine (en référence aux incinérateurs) nous choisissons de privilégier une réduction des déchets à la source", milite Vanessa Miranville.
Au menu des attendus : plus de réutilisation des déchets ("deux tiers des produits en verre finissent toujours dans les poubelles jaunes et non dans les bornes prévues à cet effet", précise cette dernière), plus de compostage et de méthanisation. Pour y parvenir, les remèdes sont à voir du côté des institutionnels. "La Région, le Département et les intercommunalités devraient pouvoir s'entendre autour d'un syndicat mixte de gestion des déchets", demande Vanessa Miranville. "Histoire d'en finir avec la dilution des responsabilités des institutionnels", ajoute Jean Erpeldinger.
Les sanctions ? Pourquoi pas
Le deuxième axe des écologistes tourne autour de l'assiette du Réunionnais. Au menu d'Europe Ecologie-Les Verts, "le Conseil général doit favoriser l'implantation d'agriculteurs et d'éleveurs bio". Jean Erpeldinger sollicite le cas d'Evian, ville que l'on ne présente plus pour sa fabuleuse ressource en eau, et "qui a développé une stratégie qui vise à supplanter cette agriculture très consommatrice en pesticides par une agriculture 100% biologique". Un cercle vertueux qui se poursuivrait en proposant des aliments "moins chargés en pesticides dans les assiettes des marmailles dans les cantines (ne rappelons plus la compétence du Conseil général concernant les collèges) mais également de la population toute entière". C'est en tout cas le souhait des écologistes pays qui se projettent déjà sur ce qu'ils appliqueraient en cas de réussite dans les futures cantonales.
Enfin les Verts reconnaissent à demi-mot que la prévention a peut-être parfois ces limites. Yvette Ducheman, présidente du Conseil Fédéral Régional d'EELV Réunion, rappelle qu'à un moment donné les sanctions doivent tomber lorsque des carcasses de voitures polluent les sols sans aucune réaction des mairies notamment.



