Nuit du 31 : Mairie, TCO... partagés entre satisfaction et augmentation des déchets

La liste des partenaires institutionnels ou issus du privé donnerait à pâlir tout autre organisation digne de ce nom. En tout, une quarantaine d'entités a apporté son "grain de sable" au un réveillon du 31 décembre sur les plages de l'Ouest pour que celui-ci ne soit plus "subi" comme l'a martelé l'équipe municipale.
Huguette Bello, la députée-maire de Saint-Paul, rappelle tout de même, sans se dégager de ses responsabilités, que la mairie n'est pas l'organisatrice de cet événement festif sur le sable blanc de sa ville. "C'est un rendez-vous qui s'est amplifié au fil des années, qui a commencé à prendre forme au début des années 2000", précise Huguette Bello. Au total, ce sont près de 30.000 quidams qui auront piétiné la côte, soit environ 10% de plus que l'année dernière.
Devant l'armada du dispositif déployé par les institutionnels (7 tentes de sensibilisation, 18 blocs sanitaires WC chimiques) le bilan, une semaine après les (mé)faits, tombe.
75% des déchets récoltés ramenés par des fêtards "consciencieux"
Trente-deux tonnes de déchets ont au final été récoltées, soit deux fois plus que l'année dernière, sur les trois jours comptabilisés (vendredi jusqu'au dimanche). "C'est énorme" lancent les protagonistes de Cycléa et du TCO avec Emilie Rondot (direction environnement). Claudine Dupuy, DG de la SEM balnéaire Tamarun, tente de recadrer : "le calendrier fait que le réveillon a été suivi non pas par un jour mais deux jours de repos, ce qui fait que beaucoup de monde est resté jusqu'au dimanche".
Plus encourageant, le civisme qui ressort chez certains fêtards. Ainsi, 75% des déchets récoltés auraient été ramenés par des fêtards "consciencieux". Restent cinq tonnes qu'auront dû ramasser à la main les agents de la SEM Tamarun.
Côté force de l'ordre, le capitaine Paulo de la gendarmerie de Saint-Paul se dit "satisfait. Nous sommes intervenus sur seulement 23 interventions. C'est encore beaucoup trop mais il n'y a pas eu d'événements graves". Le capitaine de Saint-Paul crédite cette bonne soirée par le dispositif de quadrillage en quatre zones de la cité balnéaire ayant mobilisé 50 gendarmes en préventif contre 30 affectés au contrôle d'alcoolémie. Point noir : des drogues dures (amphétamines...) ont été trouvées chez des individus, "alors que traditionnellement c'était toujours le zamal", conclut-il.
"Mi en fou, na d'moun pou nettoyer"
De ce bilan que chacun des acteurs jugera à sa façon, Huguette Bello, Jean-Claude Melin, (3ème adjoint à la mairie) et Christophe Pomez (adjoint chargé du développement de la zone balnéaire) invitent l'IRT à se joindre à cette coordination multi-acteurs avant d'envisager, pour l'année prochaine, une campagne de sensibilisation bien en amont du 31, si ce n'est sur toute l'année. Pour Huguette Bello, il s'agit de changer cette mentalité des "mi en fou c'est la commune, na do moun qui nettoye ça" trop souvent rencontrée chez la population.
Toujours est-il que devant cet événement "spontané" et cette mode de fête sur la plage, mairie, TCO et Tamarun chiffrent la note à 150.000 euros.



