"Un coup de poignard planté dans le dos des ultramarins"


"Cette décision va à l'encontre de la promesse faite par François Baroin, le 8 septembre dernier, de préserver cet investissement" lance Patrick Lebreton. Remonté, après avoir vivement critiqué les positions du gouvernement concernant le dossier des retraites et l'affaire Woerth, le député-maire de Saint-Joseph n'en démord pas.
En cause, l'annonce ce mercredi de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, du "coup de rabot" de 10% programmé sur quatre niches fiscales outre-mer dans le budget 2011, dans les colonnes du Figaro. Une annonce qui va à l'encontre des propos du ministre du budget sur le sujet. "Le ministre avait (...) admis que 'la remise en cause de la défiscalisation en outre-mer serait un désastre économique'... un désastre officiellement planifié, donc, par le gouvernement" estime le parlementaire qui compare cette décision à un "coup de poignard planté dans le dos des ultramarins". Un "coup de poignard" qui risque de renforcer ce que l'élu réunionnais considère comme une rupture de confiance entre l'outre-mer et la majorité présidentielle.
Par ailleurs, Patrick Lebreton rappelle que le contexte socio-économique locale associé à la crise du BTP aurait dû contraindre le gouvernement à tenir ses engagements. "On pénalise encore les populations les plus fragiles, on maintient le bouclier fiscal pour les plus riches, et l'on offre 32 millions d'euros à Madame Bettencourt". En conséquence, l'élu appelle à "sanctionner lourdement" la majorité actuelle dès les cantonales de 2011.


