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Un oncle accusé de violences sexuelles sur sa nièce, la famille fait "pression" sur la victime présumée pour qu'elle retire sa plainte

Ecrit par Lucas Candessoussens – le samedi 24 octobre 2026 à 11H37

La chambre de l'instruction devait statuer sur le maintien en détention d'un homme mis en examen pour viol sur sa nièce. Le plus frappant dans ce dossier est la pression exercée sur la victime pour qu'elle retire sa plainte.

Une soirée en famille chez grand-mère tourne au véritable cauchemar pour cette enfant de 12 ans. Alors que la soirée se déroule normalement avec sa grand-mère, son oncle et sa tante, la jeune fille se réveille dans la nuit. Elle aurait subi, de la part de son tonton, des attouchements, alors qu'elle était endormie.

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Elle réagit immédiatement et, une fois ce dernier parti, envoie des textos à ses parents en leur demandant de l'aide. Ces derniers viennent la chercher et une plainte est déposée peu après.

Pas de doute sur l'identité de celui qui lui a fait subir ça : elle dit avoir reconnu l'odeur de son oncle, fumeur... Les examens médicaux corroborent par ailleurs sa version, puisque l'ADN de l'homme est retrouvé, entre autres, sur les sous-vêtements de sa nièce.

Omerta d'une partie de la famille

Si la sœur de l'accusé a accompagné sa fille pour le dépôt de plainte, la femme du mis en cause, elle, le soutient. Elle expliquera que, ce soir-là, il est allé voir si les enfants dormaient et est venu se doucher avec elle, dans un laps de temps qui exclut toute agression sexuelle.

Monsieur peut expliquer l'ADN : selon lui, c'est à cause des draps ou d'une veste sur laquelle sa nièce s'est assise dans la voiture...

La jeune victime, elle, a eu du mal à parler de ce qu'elle a vécu et pour cause, des pressions familiales auraient été exercées pour qu'elle retire sa plainte. Son oncle, marié, père de deux enfants et ayant un emploi, a été placé en détention provisoire en attendant son procès devant la cour criminelle de La Réunion, au début de l'année prochaine.

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Emmanuelle Barre, l'avocate générale, soutient la prolongation de la détention provisoire. Elle évoque le risque de pressions évident qui pèse sur la victime. "Il n'a pas hésité à s'introduire dans sa chambre et lui imposer une relation sexuelle", déplore-t-elle dans son réquisitoire.

Après délibération, le maintien en détention de l'homme a été prolongé.

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