En Jordanie, au moins six morts après une fusillade contre des chrétiens dans une église

Une fusillade a fait au moins six morts et 28 blessés vendredi 23 octobre dans une église grecque-orthodoxe du sud de la Jordanie. Les tirs ont éclaté lors d’un cortège funéraire dans le village de Hammoud. Les autorités recherchent les auteurs, tandis que le roi Abdallah II promet les peines les plus sévères.
Le bilan a été revu à la baisse, mais le drame reste lourd. Au moins six personnes ont été tuées vendredi 23 octobre lors d’une fusillade dans une église grecque-orthodoxe du village de Hammoud, dans le gouvernorat de Karak, au sud de la Jordanie, nous aprend l'agence de presse américaine Reuters. Les autorités ont également fait état de 28 blessés, dont certains grièvement.
Selon la Direction de la sécurité publique, deux hommes armés sont sortis d’un véhicule avant d’ouvrir le feu sur un cortège funéraire qui quittait l’église. Une opération de recherche a été lancée pour retrouver les tireurs.
Le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohammed al-Momani, a annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les circonstances de l’attaque.
Le roi promet des "peines sévères"
Le roi Abdallah II a condamné les faits et promis une réponse ferme. Il a évoqué un "attentat terroriste" et assuré que les auteurs seraient confrontés aux "peines les plus sévères".
Cette attaque interroge dans un pays où les violences visant les lieux de culte restent relativement rares. La Jordanie est majoritairement musulmane, mais abrite également une communauté chrétienne ancienne, qui représente environ 2 à 3 % de la population.
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Un témoin cité par la chaîne publique jordanienne Al-Mamlaka a affirmé que les tirs avaient duré environ cinq minutes. Entre 150 et 200 personnes se trouvaient dans l’église ou à proximité au moment des faits, selon son témoignage.
Une attaque rare dans le royaume
Le gouvernorat de Karak avait déjà été frappé par une attaque meurtrière en décembre 2016. Des hommes armés avaient alors visé des forces de sécurité et des patrouilles de police, faisant dix morts, dont une touriste et plusieurs membres des forces de sécurité.
L’enquête devra notamment établir les motivations des auteurs de la fusillade de vendredi. À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué d’éléments permettant de déterminer les raisons de l’attaque.


