AESH : Karine Lebon prépare une proposition de loi

Rémunération des travailleurs de l’enseignement et sécurisation de l’emploi
“Un AESH pour trois marmailles, c’est trop peu ! Nous attendons plus de moyens, plus d’AESH, mais aussi plus de places dans les instituts spécialisés”, rejette la députée.
Le premier volet concerne "une juste rémunération des travailleurs de l’enseignement", et notamment des AESH. “Chez nous, la vie coûte plus cher et les AESH sont payés une misère, il faut pouvoir leur octroyer une juste rémunération, en prenant en compte la vie chère dans les Outre-mer”, défend elle, en ajoute qu’il faut rendre l’emploi plus stable : "Je sais bien que l’on ne pourra pas garantir un nombre fixe d’AESH mais on a besoin d’AESH fonctionnaires. (...) Il faut donner un statut de fonctionnaire aux AESH".
Ce premier volet devrait aussi défendre une sécurisation de l’emploi : “J’ai encore été interpellée par les enseignants sur liste complémentaire, que l’on n'appelle pas au profit des contractuels. Quand on n'a pas suffisamment d'enseignants, cette liste doit être mobilisée”, alerte-t-elle.
Une école plus inclusive et plus d'égalité face à Parcours Sup
Le second volet devrait porter sur une éducation plus inclusive, avec l’augmentation du recrutement d’AESH, plus de moyens et de structures spécialisées.
“Dans les instituts médico-éducatifs, on est en manque criant de places à La Réunion. Les enfants en situation de handicap ne peuvent malheureusement pas tous être accueillis à l’école en milieu ordinaire”, ajoute-t-elle.
Favoriser les acteurs de l’enseignement sur leur territoire
Le dernier volet porte sur “une meilleure prise en compte des territoires, et notamment le fait que nos enseignants réunionnais sont légitimes à enseigner devant des élèves réunionnais", déclare Karine Lebon.
"Il faut peut-être refonder les centres d'intérêts matériels et moraux (CIMM), pour que les enseignants puissent rester sur l’île.
Tous les ans, c’est le même problème qui se pose. (...) Il va falloir dire que nous méritons mieux qu’une contractualisation de l’enseignement. Nos enseignants connaissent la langue régionale et il faut, je pense, une meilleure prise en compte de cette langue régionale dans l’enseignement".
Enseignants stagiaires affectés dans l’Hexagone : “Il y a eu un loupé”
"Au sujet des lauréats, des stagiaires, contraints de partir cette année, j’ai rencontré Pap Ndiaye, à ce sujet. Il m’a dit que pour cette année : 'c’est vrai qu’il y a eu un loupé, je reconnais qu’il y a une difficulté, mais je n’arriverai pas à trouver une solution, au vu des échéances'". "Il faut que la prochaine rentrée soit plus sereine pour tous”, conclut la députée.


