Fin d'année difficile pour Kélonia : Trois tortues perdues par le centre de soins

La première tortue imbriquée était une des pensionnaires de Kélonia, Ophélie, qui vivait dans les bassins du centre de soins depuis des années après avoir été amputée d'une nageoire antérieure provoquée par un enchevêtrement dans un filet de pêche.
La seconde tortue imbriquée a été retrouvée morte échouée au niveau de Grands-Bois. Elle avait été signalée le 28 décembre au niveau de Petite-Île et n'avait pas été retrouvée lors de la sortie en mer du réseau échouage.
Le dernier spécimen retrouvé, une tortue verte, a été récupéré encore vivant mais très affaibli à proximité de Saint-Gilles. Malgré une mise sous perfusion durant la nuit et l'administration de corticoïdes, l'animal marin n'a malheureusement pas survécu. Avec une longueur de carapace de 105 cm, cette tortue ne pesait que 110kg, alors qu’elle aurait dû en peser au moins 60kg de plus. Elle avait pourtant l’estomac plein (3,2kg) d’algues et de jacinthes d’eau. Sa mort est due à une atteinte au niveau du cœur et des poumons. Les prélèvements effectués permettront d’identifier les pathogènes qui en sont la causse.
Les nécropsies des trois tortues ont été faites immédiatement pour tenter de comprendre les raisons de leur mort. Des analyses bactériologiques et des contenus stomacaux sont en cours pour affiner les diagnostiques.
Malgré ces pertes, le centre Kelonia tient malgré tout à remercier les usagers de la mer et les observateurs attentifs pour les signalements de ces tortues et leurs interventions, "qui permettent au Centre de soins d’intervenir aussi rapidement que possible". "La liste des habitats utilisés par les tortues marines s’accroit également autour de La Réunion. Une vingtaine de tortues en moyenne sont relâchées après avoir été accueillies au Centre de soins et parrainées par des enfants", indique Kelonia.
Des observations et des informations qui permettent à la base de données photographique de TORSOOI de s'étoffer chaque année avec l’entrée de nouveaux spécimens. "Même lorsque les tortues sont retrouvées mortes ou meurent malgré nos soins, des prélèvements de contenus stomacaux, génétiques, isotopiques, sont systématiquement réalisés et permettent d’améliorer les connaissances sur les tortues marines et les menaces qui pèsent sur ces espèces protégées", termine Kelonia.






