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L’orgasme, ce n'est pas automatique (et ce n’est pas grave)

Ce 21 décembre marque la journée mondiale de l'orgasme. Un événement qui permet de sensibiliser sur les troubles liés à la jouissance sexuelle.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 21 décembre 2021 à 14H53

L’orgasme, présenté comme le point culminant du plaisir sexuel, est célébré ce mardi 21 décembre. Cette journée en l’honneur du summum de la jouissance durant l’acte sexuel a été lancée en 2006 par les Américains Donna Sheehan et Paul Reffell, tous deux persuadés "qu'un nombre élevé de pensées positives liées à un plaisir sexuel quasi-simultané peut modifier le champ d'énergie de la Terre et réduire, en conséquence, les niveaux dangereux d'agression et de violence actuels". Le plaisir sexuel pour lutter contre la violence dans le monde, en somme.

L’événement a pour but aujourd'hui de sensibiliser sur la dysorgasmie (troubles de l’orgasme) et l'anorgasmie, l’impossibilité à atteindre l’orgasme.

Qu'est-ce qu'un orgasme ?

Les travaux des pionniers de la sexologie humaine, William Howell Masters et Virginia Eshelman Johnson, ont permis d’obtenir une analyse détaillée de la réponse sexuelle tant féminine que masculine. Ces travaux décrivent quatre phases d’un "cycle sexuel" : la phase d'excitation ; la phase en plateau ; l’orgasme et la résolution. L’orgasme s’accompagne généralement d’éjaculation chez l’homme et de contractions utérines chez la femme.

Le plaisir sans orgasme

Mais atteindre l’orgasme est loin d’être une réponse systématique du corps, et chaque orgasme est propre à celui ou celle qui le vit. “L’acte sexuel n’est pas une performance. Il y a des rapports sexuels qui peuvent être tout à fait plaisants et ne pas déclencher d’orgasme, autant chez l’homme que la femme. Et il peut y avoir éjaculation sans que l’intensité d’un orgasme n’intervienne”, affirme le sexothérapeute Laurent Bostrale, basé à Saint-Denis.

La manifestation de l’orgasme est propre à chaque individu et peut dépendre d’un ensemble de facteurs (communication, environnement, état physique et psychologique des partenaires etc). Il serait d’ailleurs “bien curieux” que l’orgasme soit atteint à chaque relation, assure le sexothérapeute. 

Pas de recette miracle, mais...

Ici, pas de recette miracle, mais le mieux pour s’en approcher reste de s’entendre avec son, sa ou ses partenaires et de connaître son propre corps. “À l’image des musiciens, il est conseillé aux chercheurs d’orgasmes de s'entraîner à jouer de leur instrument avant de jouer dans un orchestre”, conclut Laurent Bostrale.

 

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