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Quelle sanction pour les magistrats qui ont relaché Adel Kermiche ?

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 27 juillet 2016 à 10H58

Adel Kermiche était en détention provisoire jusqu'au mois de mars dernier. Ce qu'on lui reprochait n'était pas anodin. En mars 2015, alors qu'il était encore mineur, il avait pris la route pour aller se battre en Syrie. Déjà totalement radicalisé, ses copains de classe racontent qu'il tenait déjà des discours horribles. Dénoncé par un membre de sa famille, il est arrêté en Allemagne alors qu'il utilisait l'identité de son frère pour voyager incognito. Ce qui démontre déjà une personne déterminée et très au fait des stratagèmes à utiliser pour passer inaperçu.

Placé en garde à vue à son arrivée en France le 23 mars 2015, il est mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste et placé sous contrôle judiciaire avec l'interdiction de quitter le département.

Mais un mois et demi plus tard, il quitte à nouveau le domicile familial et un mandat d'arrêt était délivré à son encontre. Localisé et interpellé en Turquie le 13 mai en provenance de Genève avec la carte d'identité de son cousin cette fois, il est expulsé vers la Suisse puis vers la France. A nouveau mis en examen, il est placé en détention provisoire jusqu'au 18 mars 2016.

C'est à cette date qu'un juge antiterroriste ordonne son placement sous contrôle judiciaire avec assignation à résidence sous surveillance électronique, avec autorisation de quitter son domicile les week-ends entre 14h et 18h et en semaine entre 8h30 et 12h30 . Le parquet a fait appel de cette décision, mais trois magistrats de la chambre de l'instruction ont confirmé l'assignation à résidence.

Quelle responsabilité ont-ils pris là !

Trois mois plus tard, en compagnie d'un complice dont l'identité est toujours inconnue, il commet ce meurtre horrible d'un prêtre dans la petite église de Saint-Etienne-du-Rouvray, pendant les heures où il était légalement autorisé à sortir de chez lui, ce qui lui a permis de ne pas éveiller les soupçons du policier qui surveillait ses déplacements.

Avec du recul, on ne peut s'empêcher de s'interroger sur la responsabilité de ces quatre magistrats (le juge d'instruction et les trois magistrats de la cour d'appel) qui se sont opposés à la volonté du parquet de maintenir Adel Kermiche en prison. Ils avaient pourtant en face d'eux un jeune homme totalement radicalisé, qui par deux fois avait apporté la preuve de sa détermination en prenant la route , seul, à l'âge de 18 ans, sous de fausses identités, pour se rendre en Syrie combattre dans les rangs de l'Etat islamique. C'est à dire pour tuer, égorger et apprendre à manier des explosifs.

Malgré tout cela, ils ont quand même pris la décision de soi-disant l'assigner à résidence, mais dans les faits à l'autoriser à se balader tranquillement plusieurs heures par jour au milieu de la population.

En droit, ces magistrats ne risquent rien aujourd'hui. Ne serait-il pas temps que ça change ?

 

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