Revenir à la rubrique : Blog de Pierrot

Affaire de harcèlement sexuel : Thierry Robert répond à côté de la plaque

Ecrit par zinfos974 – le mardi 17 mai 2016 à 10H36

Thierry Robert a, comme on s'y attendait, vivement réagi à notre article de ce matin annonçant que [son ex-attachée parlementaire l'accusait de harcèlement sexuel]urlblank:http://www.zinfos974.com/Thierry-Robert-Son-ex-attachee-parlementaire-l-accuse-de-harcelement-sexuel_a101140.html .

[A l'écouter]urlblank:http://www.zinfos974.com/Thierry-Robert-denonce-une-enieme-calomnie_a101157.html , il ne s'agirait que d'un différend professionnel avec ses deux anciens attachés parlementaires qui auraient tenté d'obtenir un pactole (plus de 150.000€ chacun) dès lors qu'ils auraient appris le montant de sa fortune personnelle.

Notons en préambule que si la somme demandée peut paraitre énorme, elle est somme toute banale devant des juridictions comme les prud'hommes pour des postes à responsabilités comme celui d'attaché parlementaire, surtout si la masse d'heure supplémentaires impayées est conséquente.

Pour se défendre, le député-maire de Saint-Leu pratique l'amalgame, tablant sans doute sur la méconnaissance du commun des mortels des arcanes de la justice. Selon lui, la justice aurait balayé "d'un revers de main" ces "fausses accusations". En fait, seule la justice prud'hommale a tranché, laquelle n'a ni la vocation, ni le pouvoir, de se prononcer sur la véracité de tels faits. Elle se contente de juger un différend professionnel, et rien d'autre.

Les faits de harcèlement moral et sexuels relèvent quant à eux du pénal, comme le note très justement l'auteur de la lettre. Et seul un tribunal correctionnel peut dire s'ils étaient ou non constitués.

Dans son communiqué, Thierry Robert nous apprend qu'une information judiciaire a été ouverte suite à un dépôt de plainte de sa part. Pourquoi ne nous en donne-t-il pas le résultat ?

Pour connaitre la vérité sur cette affaire, il ne reste aujourd'hui que deux solutions : soit que le parquet se saisisse du dossier et ordonne une enquête préliminaire, soit que la jeune femme se décide à porter plainte.

Puisque Thierry Robert a donné la date du licenciement -chose que nous nous étions refusés à faire pour préserver l'identité de la jeune femme- il apparait clairement que le délai de prescription de trois ans n'est pas clos et qu'elle peut toujours le faire.

On peut comprendre qu'elle ait eu quelques scrupules à le faire il y a 3 ans. S'attaquer à un député de la République quand on n'est qu'une simple petite attachée parlementaire pouvait relever à l'époque de la bataille du pot de terre contre le pot de fer. Les choses, depuis l'affaire Denis Beaupin, ont bien changé et peut être que le retentissement donné à son courrier, et les accusations proférées par le député maire de Saint-Leu, l'inciteront à aller jusqu'au bout de sa démarche...

Quant à la menace de Thierry Robert de porter plainte contre moi, elle me met particulièrement de bonne humeur. Je serai ravi de le retrouver prochainement à la barre d'un tribunal pour débattre avec lui...

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :