Pourquoi Thierry Robert se trompe de cible...

Dès l'annonce du rejet de son compte de campagne, avec à la clé une menacé d'inéligibilité, Thierry Robert a accusé Didier Robert d'être à l'origine de ce qu'il considère comme un complot contre lui. Le but étant de l'empêcher de se présenter aux Régionales.
Rappelons que c'est la Commission nationale des comptes de campagne qui a décidé de ce rejet, et qu'elle est composée de magistrats au dessus de tous soupçons provenant du Conseil d'Etat, de la Cour des Comptes et de la Cour de Cassation, magistrats dont l'indépendance et l'honnêteté sont reconnus de tous. Pour mémoire, c'est cette même commission qui a rejeté les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy...
Si l'influence de l'UMP n'a pas été suffisante pour protéger Nicolas Sarkozy de l'équivalent de cette commission version Conseil constitutionnel, on voit mal un "petit" président de Région basé à 10.000km de Paris en avoir assez pour convaincre ces magistrats incorruptibles d'aller dégommer le maire d'une petite ville de province, au motif qu'il pourrait lui faire de l'ombre pour les prochaines régionales...
Je l'ai dit, je pense sincèrement ces magistrats au dessus de tous soupçons. Un élément me fait quand même m'interroger et pourrait m'inciter à penser que Thierry Robert n'a peut être pas tout à fait tort. Je trouve pour le moins étrange que la Commission ait attendu la dernière limite pour rejeter les comptes du maire de Saint-Leu. Comme si, en agissant de la sorte, elle voulait s'assurer qu'il serait bien "hors jeu" pour les Régionales dans l'hypothèse où le tribunal administratif devait le condamner dans la foulée à un an d'inéligibilité.
Si la Commission avait par exemple rendu sa décision en septembre, Thierry Robert aurait eu le temps d'effectuer son année d'inéligibilité et de se présenter malgré tout aux Régionales...
Mais dans cette hypothèse où les magistrats auraient agi sur ordre, qui pourrait avoir suffisamment d'influence pour les convaincre de faire une chose pareille si ce n'est le parti au pouvoir, à savoir le PS ?
Ainsi, dans l'une ou l'autre hypothèse, Thierry Robert se trompe de cible...


