Des élèves handicapés privés de rentrée et toujours pas de solution concrète

De nombreux élèves porteurs de handicap n'ont pas encore repris l'école... et ce n'est pas pour demain. Pour cause: un manque d'anticipation sur le nombre d'AVS nécessaire à chaque rentrée, selon le président de la FRAPE, Joël Arthur.
En effet, bon nombre d'enfants handicapés sont entièrement dépendants d'un AVS pour participer aux cours en milieu scolaire. Hors, pour 5000 élèves handicapés (1000 en établissements spécialisés et 4000 en inclusion scolaire) il n'y aurait que 1300 AVS. Parmi eux, 500 assistants avec des contrats allant jusqu'à 6 ans et 800 personnes en contrats aidés, renouvelables tous les 6 mois et pour une durée de deux ans.
Marie-Claude Hoareau, présidente des PEP 974, qui représente 27 AVSS (auxiliaires de vie scolaires et sociales) en CDI explique que "la clé est de pérenniser ces postes et que ce travail devienne un vrai métier".
Le problème de la rentrée advient donc lorsque le rectorat obtient les chiffres concernant le nombre d'élèves handicapés pour l'année "bien trop tardivement", selon Joël Arthur. "Le rectorat n'obtient l'information qu'en juin. Il y a des AVS au chômage, dont nous avons besoin, et qui prendront ensuite plus de deux mois pour être embauchés", explique-t-il. Deux mois minimum, et des élèves qui ne peuvent rentrer en classe qu'en fin d'année. D'où cette question d'anticipation.
"Il n'y a pas eu de solution aujourd'hui"
Joël Arthur demande donc de trouver une solution au sein de la CDAPH (Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées). Ericka Bareigts, quand à elle, compte organiser une autre réunion: "Pour éliminer ce problème d'anticipation, nous invitons le rectorat à rencontrer la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées, ndlr). Avec la pérennité des emplois et la sérénité des parents, la rentrée de 2014 doit se passer différemment". Selon la députée, "Il ne s'agit pas d'un manque de moyens mais d'organisation".
"Il n'y a pas eu de solution aujourd'hui, affirme Marie Claude Hoareau, mais nous continuerons à nous battre".
En 2014, cinq classes pour l’inclusion scolaire (CLIS, pour le écoles élémentaires) et unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS, pour le secondaire) supplémentaires sont prévues.


