Zac Renaissance III : Une première réunion entre le collectif et la SEDRE

“Nous avons clairement expliqué que nous ne sommes pas venus pour nous faire expliquer le projet. On l’a très bien compris tout seul”, commence en préambule Elie Payet pour résumer le ton de l’échange avec la SEDRE. Avec un chantier toujours en cours, les opposants ont été très clairs sur leurs demandes pour avoir accès à un certain nombre de documents. “Ils se sont engagés à nous les fournir dans le délai légal, ce qui évite d’avoir à faire des demandes au tribunal et à la CADA (Commission d'accès aux documents administratifs). C’est déjà un point très positif”, poursuit le membre du collectif “Protege nout savane”.
Pour les opposants, un constat s’impose : la SEDRE n’est pas l’interlocuteur à privilégier dans ce litige. “Nous voulons parler aux vrais décideurs, c’est-à-dire la mairie. Depuis que nous avons commencé à nous faire entendre, on a assisté à une communication très offensive de la part de la SEDRE. Le jour même de notre réunion, le directeur général était sur le plateau du journal de midi. Pourtant, c’est silence du côté de la commune. Nous avons clairement demandé une réunion ouverte aux habitants avec le maire. Ils se sont là aussi engagés à transmettre notre demande, on espère avoir une réponse positive”, veut croire Elie. De son côté, le collectif continue sa mue en véritable association pour mieux s’organiser. De nouvelles actions ne sont pas à exclure à l’avenir.
"C'est un temps d'explication"
La SEDRE confirme avoir reçu les doléances du collectif et entame désormais le "chantier du dialogue", selon les termes de Yannick Payet Fontaine, le directeur général de la société d’économie mixte. Si les arguments des opposants ont été entendus, la SEDRE souligne que les discussions doivent aussi s'étendre à un panel plus grand. "C'est un temps d'explication où nous allons partager nos informations. Nous avons commencé par les représentants de quartier, puis le collectif, mais le monde économique doit aussi être entendu. Nous voulons poser un cadre pour les discussions à venir. Si le collectif interpelle la mairie pour qu'elle rejoigne également nos rencontres, nous n'y voyons aucune objection", poursuit Yannick Payet Fontaine.
Interrogée, la commune de Saint-Paul confirme avoir entendu les demandes du collectif d'organiser un moment de dialogue. "C'est en réflexion, mais nous n'y voyons pas d'objection. Nous étions en retrait, car, si c'est la ville qui souhaite ce projet, c'est la SEDRE qui le porte. C'est un chantier complexe, et nous avons besoin d'un peu de temps pour apporter des réponses complètes aux riverains", confirme la ville de son côté.
Un nouveau round de rencontres et de réunions publiques devrait encore se dérouler durant tout le mois de septembre.
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