Prime, indemnités kilométriques, salaires... Proxim'Services assure avoir fait "un effort important"

À quelques jours de la mobilisation annoncée dans le secteur de l'aide à domicile et après la prise de position de l'intersyndicale, la direction de Proxim'Services a souhaité détaillé ses explications. Face au mécontentement exprimé par une partie des salariés autour des indemnités kilométriques et des conditions de travail, l'association assure avoir déjà engagé plusieurs mesures destinées à améliorer le pouvoir d'achat de ses aides à domicile.
Le débat se cristallise autour d'une profession qui, depuis plusieurs années, alerte sur l'augmentation de ses frais de déplacement, dans un métier où la voiture est devenue un outil de travail indispensable. Des problématiques qui ont poussé l'intersyndicale à prendre position ce jeudi 11 juin.
Pour Proxim'Services, les négociations ne sont pourtant pas restées sans réponse.
L'association met d'abord en avant le versement d'une Prime de Partage de la Valeur (PPV) de 350 euros nets par salarié. À cela s'ajoute une proposition de revalorisation de l'indemnité kilométrique, qui passerait de 0,47 euro à 0,53 euro par kilomètre pour les mois de juin et juillet, avec une possibilité de prolongation "en fonction de l'évolution du coût du carburant".
Hausse conventionnelle des salaires
La direction rappelle entre autres que cette proposition dépasse le montant fixé par la convention collective, récemment revalorisée à 0,40 euro par kilomètre.
Selon ses calculs, ces deux mesures représenteraient une amélioration de 364 euros nets par aide à domicile.
L'association y ajoute les dispositifs financés par les pouvoirs publics, à savoir la prime exceptionnelle de 50 euros accordée par le Conseil départemental aux salariés utilisant leur véhicule personnel, ainsi que la hausse conventionnelle des salaires, estimée à 40 euros nets par mois pour un salarié à temps plein.
Au total, Proxim'Services chiffre à 684 euros nets l'amélioration du pouvoir d'achat de ses aides à domicile sur la période allant de juin à décembre. Mais au-delà des chiffres, c'est surtout le récit des conditions de travail que la direction conteste.
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Dans son communiqué, elle juge qu'"il n'est pas acceptable de dire que les engagements quotidiens des aides à domicile ne sont plus reconnus à leur juste valeur". Elle réfute également les affirmations évoquant des amplitudes horaires allant de 6 heures à 21 heures, qui "laisseraient croire que les salariés travailleraient 15 heures par jour", ainsi que les accusations de temps partiels imposés ou d'heures supplémentaires non rémunérées.
La direction reconnaît néanmoins que le secteur évolue dans un contexte économique difficile, mais assure que "la qualité de travail que nous devons offrir aux bénéficiaires" reste une priorité, au même titre que l'accompagnement des salariés.
"Organisation spécifique"
Proxim'Services regrette également que les mesures proposées, ainsi que les financements apportés par le Conseil départemental et l'État, n'aient pas davantage été mis en lumière. Selon l'association, cette absence donne "à croire qu'aucune réponse n'a été apportée" aux revendications des salariés, alors que plusieurs mesures sont déjà sur la table des négociations.
Enfin, alors qu'un mouvement social est toujours prévu le 15 juin, l'association indique avoir mis en place "une organisation spécifique" afin de limiter les perturbations pour les bénéficiaires et d'assurer la continuité du service.
En conclusion, la direction affirme avoir "toujours à cœur d'accompagner ses salariés dans leur effort quotidien et les difficultés qu'ils rencontrent dans un contexte socio-économique difficile", tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre le dialogue avec les équipes.


